Le maire de Saint-Prime, Lucien Boivin, est plus que favorable au projet de CannaBoréa. L’élu assure que la démarche est faite avec grand sérieux.
Le maire de Saint-Prime, Lucien Boivin, est plus que favorable au projet de CannaBoréa. L’élu assure que la démarche est faite avec grand sérieux.

Usine de cannabis: le maire de Saint-Prime appuie le projet

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
JOURNALISTE DE L'INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL / Le maire de Saint-Prime, Lucien Boivin, appuie pleinement les deux jeunes entrepreneurs derrière CannaBoréa, qui espèrent, dans un avenir rapproché, produire en usine un cannabis haut de gamme.

« Je pense que l’arrivée d’une usine de ce genre va nous aider à garder un équilibre par rapport à la consommation et aux débordements que l’on peut voir », mentionne l’élu.

Il ajoute que l’objectif de la démarche de légalisation était de régulariser le marché en permettant une consommation plus sécuritaire grâce à des produits plus acceptables.

Celui qui a, par le passé, lutté contre la consommation de drogue, alors qu’il oeuvrait au sein de la direction d’école, rappelle qu’aujourd’hui, « c’est possible de consommer intelligemment avec des produits beaucoup plus naturels et moins nocifs ».

Il assure que le projet d’usine de cannabis haut de gamme n’a pas soulevé d’opposition ou de questionnement au sein de la municipalité du Lac-Saint-Jean. M. Boivin souligne que la production sera faite dans un milieu fermé, dont l’accès sera grandement contrôlé.

Le représentant du conseil municipal de Saint-Prime est toutefois étonné de l’attitude du gouvernement provincial face à ce créneau. « Ce qui me surprend, c’est qu’il n’y a aucun problème au fédéral alors qu’au Québec, il y a une réticence. Je considère que c’est un peu spécial. C’est deux poids, deux mesures. C’est un peu de l’aveuglement », commente-t-il.

Lucien Boivin se désole de constater que les jeunes entreprises qui décident de se lancer dans ce domaine n’ont pas accès facilement à tous les outils.

La succursale de la SQDC d’Alma a été la première à ouvrir ses portes, l’automne dernier, dans la région.

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PAS DE NOUVELLES SUCCURSALES DE LA SQDC POUR LE MOMENT

La Société québécoise du cannabis (SQDC) ne dévoile pas ses intentions quant à l’ouverture de succursales supplémentaires au Saguenay–Lac-Saint-Jean après celle d’Alma, en fonction depuis le 21 octobre, et celle de Chicoutimi, ouverte depuis le 4 novembre.

Questionné quant aux plans de développement pour le secteur du Lac-Saint-Jean, Mathieu Gaudreault, attaché aux affaires publiques et aux communications pour la SQDC, mentionne « qu’il ne nous est pas possible à l’heure actuelle de confirmer l’ouverture de nouvelles succursales. Toutefois, le plan de déploiement de la SQDC suit son cours et nous procédons aux annonces des futures succursales une fois les baux signés ».

Par ailleurs, il est impossible de connaître le détail de la fréquentation des succursales. La SQDC affirme ne pas fournir ce type de données. La provenance des clients qui se présentent en boutique est également inconnue. La société d’État s’appuie ainsi sur des motifs de confidentialité.

« La SQDC ne demande aucune information personnelle à sa clientèle, excepté une pièce d’identité prouvant que le client est âgé d’au moins 21 ans. Par le fait même, nous ne conservons aucune donnée sur nos clients », indique une réponse écrite transmise au Quotidien.