Le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean a visité les bureaux des quatre députés caquistes de la région. Sur la photo: Nore Duchesne et Jennifer McKenna.
Le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean a visité les bureaux des quatre députés caquistes de la région. Sur la photo: Nore Duchesne et Jennifer McKenna.

Urgence climatique: le MÉPAC demande à la CAQ de suivre l’avis des experts

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire (MÉPAC) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a visité lundi les bureaux des quatre députés caquistes de la région pour qu’ils soient plus sensibles aux arguments des scientifiques devant la crise climatique qui se dessine.

De Roberval à La Baie, en passant par Alma et Chicoutimi, cette tournée des circonscriptions avait un seul message, indique la coordonnatrice du MEPAC, Jennifer McKenna.

« On voulait faire un parallèle avec la crise sanitaire. Le gouvernement a écouté les conseils et les avis des scientifiques par rapport à la [pandémie], mais il n’a pas fait de même avec la crise climatique. C’est un non-sens. »

Le MEPAC a transmis un document aux députés qui mettait de l’avant « l’abandon des combustibles fossiles, la reforestation massive, la mise de côté du modèle capitaliste [et la] transition écologique porteuse de justice sociale ».

Le hasard faisant bien les choses, les visites du MÉPAC ont coïncidé avec l’annonce du Plan vert du gouvernement. Ce plan de 6,7 G$ mise en bonne partie sur l’électrification des transports pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre du Québec. Le document gouvernemental manque d’ambition, selon la représentante du MÉPAC.

« On doit en prendre connaissance plus en profondeur du plan, mais de ce que j’ai vu de prime abord, il ne semble pas suffisant pour résoudre la crise climatique. Ça ne va pas assez loin considérant l’urgence d’agir », croit Jennifer McKenna.

La coordonnatrice du MEPAC précise que certains éléments importants ne se trouvent pas dans le plan, notamment des fonds pour le transport en commun en région.

« Il y a aussi GNL, ajoute Mme McKenna. On ne comprend pas comment on peut donner un appui politique à ce projet, qui n’est pas accepté socialement, et promouvoir de l’autre côté un plan pour une économie verte. »

Bien qu’ils n’aient pas réussi à discuter en personne avec les députés de la CAQ, certains étant absents, en télétravail ou occupé ailleurs, les membres du MÉPAC comptent formuler une demande pour obtenir une rencontre formelle avec les élus. Le sujet sera la protection de l’environnement et les conséquences de la crise climatique sur les plus démunis.

Des actions du genre étaient organisées par une dizaine de groupe sur le territoire provincial.