Un nouvel appel de candidatures est lancé afin de nommer un successeur à Martin Gauthier.

UQAC: le syndicat veut un recteur de l'extérieur

Le Syndicat des professeures et professeurs de l'Université du Québec à Chicoutimi (SPP-UQAC) demande la nomination d'une personne qui n'a aucun lien avec l'équipe de direction en place pour occuper le poste de recteur. Selon le syndicat, les membres « font beaucoup plus partie du problème que de la solution » alors que l'établissement traverse une importante crise de leadership. Un nouvel appel de candidatures sera nécessaire pour identifier les candidats potentiels.
Pas plus tard que vendredi, le comité de sélection, avec en tête la présidente du réseau de l'Université du Québec, Sylvie Beauchamp, a publié un communiqué pour informer la communauté universitaire qu'elle lançait un nouvel appel de candidatures. Cette information confirmait que les noms retenus par le comité de sélection n'avaient même pas été soumis à la consultation de la communauté universitaire. Il s'agissait des doyens à la recherche et aux études Stéphane Allaire et Étienne Hébert.
« Nous avons rapidement passé les messages à qui de droit. Nous leur avons simplement fait remarquer que ce n'était pas une bonne idée d'aller en consultation publique avec les deux noms en question », a expliqué au Quotidien le président du syndicat, Gilles Imbeau, qui confirme par la même occasion que le syndicat est intervenu ouvertement dans le processus et n'a pas l'intention de se priver de le faire si jamais les candidatures retenues dans ce nouveau processus ne conviennent pas.
Gilles Imbeau
Mécontentement
Cette vive réaction du syndicat des professeurs en plein processus de sélection d'un remplaçant à Martin Gauthier traduit bien le climat qui règne à l'intérieur des murs de l'établissement.
Selon Gilles Imbeau, les relations de travail ne sont pas au beau fixe et il y a du mécontentement. Les syndicats sont toujours mobilisés après la campagne menée pour contrer le renouvellement de mandat de Martin Gauthier « qui n'a jamais été en mesure de convaincre la communauté de la qualité de son travail au cours des cinq dernières années ».
Dans les circonstances, le président du syndicat affirme que le comité de sélection devra tenter de recruter des candidats à l'extérieur de l'université de façon à ce qu'il n'y ait aucun lien avec l'équipe de direction en place en ce moment. Le prochain recteur aura ainsi la possibilité de constituer sa propre équipe de direction.
Marc-Urbain Proulx
Le syndicat des professeurs ne souhaite pas plus imposer un candidat au comité de sélection alors que plusieurs croient qu'il travaille pour appuyer le professeur Marc-Urbain Proulx, dont la candidature n'a pas été retenue pour être soumise à la consultation. C'est la deuxième fois que cette candidature est écartée en début de processus.
« Marc-Urbain Proulx est un professeur et un chercheur réputé. Il n'a jamais occupé de poste de direction ou de gestion dans les différents départements de l'UQAC. Sa nomination serait un coup de dés puisque le travail de recteur comporte une bonne charge de gestion. Il y a un peu plus de 1000 employés. C'est vrai que le recteur peut compter sur des gestionnaires, mais en fin de compte, c'est lui qui est imputable devant le gouvernement. »
Gilles Imbeau est conscient qu'il sera difficile de trouver une candidature de l'extérieur de la région. Il y a cinq ans, le comité de sélection n'avait pas été en mesure de soulever l'intérêt des candidats ou candidates de l'extérieur malgré un salaire de 180 000 $ par année. Il ne voit pas pourquoi il sera possible de le faire dans le cadre de cet autre appel de candidatures.