Le chef de la Sécurité publique de Saguenay, Denis Boucher, et Louis Prévost, du Séminaire de Chicoutimi, ont signé, mercredi, le protocole d’entente de cinq ans renforçant le partenariat ayant pour but de contrer l’intimidation en milieu scolaire.

Unis pour contrer l'intimidation

Les policiers de Saguenay et les dirigeants des commissions scolaires du territoire travailleront main dans la main afin de contrer l’intimidation et la violence dans les écoles.

Les diverses parties ont signé un protocole d’entente de cinq années, mercredi matin, permettant ainsi de renforcer le partenariat déjà existant. 

Sans parler de situations dramatiques pour les commissions scolaires de La Jonquière, des Rives-du-Saguenay, du Séminaire de Chicoutimi, de l’école Apostolique de Chicoutimi et de la Commission scolaire Central Québec (École Riverside) (les partenaires dans l’entente), les policiers précisent qu’ils reçoivent environ 200 plaintes annuellement.

Le chef de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), Denis Boucher dénombre environ 200 dossiers annuellement. Aucun cas d’intimidation n’a été noté en 2016, mais on indique que plusieurs gestes ont tourné en voies de fait ou en menaces ou agressions et qu’il y a eu des cas de possession de stupéfiants.

« Pour 2016, 200 dossiers ont été ouverts et 21 d’entre eux ont été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Nous consacrons 1454 heures d’interventions directes dans les écoles et nous avons presque deux policiers à temps complet pour ces présences dans les écoles. Nous donnons aussi 90 conférences par année et 10 000 étudiants ont déjà assisté à la pièce Impact », a d’ailleurs précisé le chef Boucher.

« Par soucis de professionnalisme, l’unité de prévention et de communication veillera à assurer le respect intégral des protocoles dans le but de maintenir un standard de qualité élevé et d’être en synergie avec nos partenaires. Je terminerai en disant que seul on va plus vite, mais qu’ensemble on va plus loin », a ajouté M. Boucher.

Johanne Allard, directrice des services éducatifs jeunes à la CS des Rives-du-Saguenay et responsable régionale des travaux relatifs au climat scolaire à la violence et à l’intimidation, se réjouit de voir la collaboration qui s’est installée afin de mieux protéger les enfants.

« Ce partenariat favorisera l’action collective et concertée de l’ensemble des acteurs du milieu scolaire et communautaire. Il permettra d’améliorer les actions de prévention, de formation, d’information et de soutien mis en place pour diminuer les manifestations de violence comme le prévoit la loi 56 visant à prévenir et à combattre la violence et l’intimidation dans nos écoles », indique Mme Allard.

« L’entente a pour but de mettre en place un cadre commun d’intervention dans nos milieux, tout en uniformisant nos pratiques. Elle permettra de nous doter d’outils supplémentaires pour encourager les attitudes et les comportements non violents. Nous voulons accompagner nos élèves de façon plus efficace », estime-t-elle.

Terrain

Le partenariat signé entre les diverses parties ne sera pas placé sur une tablette. Il y a et il y aura encore des interventions dans les écoles auprès des jeunes afin de travailler à enrayer l’intimidation et la violence.

Les jeunes pourront ainsi être dirigés vers les bonnes ressources le plus rapidement possible.

Sergent au bureau de la prévention et de communication de la SPS, Dominic Simard mentionne que les policiers suivent une démarche avant d’intervenir auprès des jeunes.

« À partir du moment où nous avons une demande relative à un geste d’intimidation, on se doit d’aller chercher des éléments de preuve. Le policier et le directeur (de l’école) valideront ce qui s’est produit auprès du jeune. Si nous constatons qu’il y a eu une infraction criminelle, il y aura une intervention policière », assure M. Simard.

« Cela peut amener jusqu’au dépôt de poursuites criminelles. Il peut y avoir des mesures extrajudiciaires. Le policier peut aussi donner un avertissement ou l’envoyer dans une mesure de renvoi ou ne rien faire », ajoute le sergent Simard.