Unifor accueille favorablement les mesures de soutien

Le syndicat Unifor accueille favorablement les mesures de soutien du gouvernement du Québec envers l’industrie de deuxième et troisième transformation dans le secteur de l’aluminium.

« C’est une bonne nouvelle. Toute cette guerre commerciale avec les États-Unis est inquiétante, il faut réagir rapidement », affirme John Caluori, adjoint au directeur québécois d’Unifor, dans un communiqué.

Le syndicat Unifor appuie l’annonce faite par la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, à l’effet de soutenir l’industrie de deuxième et troisième transformation par des garanties de prêts. Une première tranche de 100 millions a été débloquée expressément pour ce volet.

« Nous appelons maintenant le gouvernement fédéral à emboiter le pas et à s’assurer qu’il sera aussi un partenaire pour aider les entreprises. Il ne faut pas qu’il attende comme il l’a fait dans le secteur du bois d’œuvre, autrement ce sera trop tard. Certaines PME craignent déjà que leurs clients n’absorbent pas la facture », explique John Caluori.

Le syndicat Unifor qui représente des milliers de membres dans le secteur de l’aluminium au Québec ainsi que plusieurs autres dizaines de milliers dans le secteur automobile craint les impacts des droits compensatoires imposés par les États-Unis et de la réplique canadienne. 

« Cette escalade devient de plus en plus dangereuse. Même si on ne peut chiffrer de manière exacte les impacts puisque l’on parle de plus de 1400 PME seulement au Québec dans ce secteur, c’est certain que cela va finir par affecter notre économie et nos emplois. Et c’est sans parler des menaces de Trump sur l’industrie automobile qui seraient vraiment dévastatrices pour l’emploi non seulement chez les transformateurs, mais tout autant pour les producteurs d’aluminium », indique John Caluori.