Une vie de rêve avec «Cavalia»

Michel Hébert est devenu globe-trotter depuis qu'il travaille pour le spectacle équestre Cavalia. Il a séjourné dans 21 villes dans quatre pays. Et ce n'est pas fini.
Originaire de La Doré, Michel ne pensait pas faire le tour du monde, il y a quatre ans. «C'est ma soeur Sylvie qui m'a proposé ce travail alors qu'elle travaillait pour Cavalia avec son conjoint. Je venais de me séparer, le moment était bien choisi. J'ai décidé de l'essayer», raconte-t-il, attablé dans la maison familiale.
En l'espace de quatre jours, il a plaqué son travail à la scierie de La Doré pour s'envoler au New Jersey. Depuis, il enchaîne les tournées à travers le monde. Il a eu la piqûre immédiatement.
Après sa première expérience au New Jersey, il a poursuivi l'aventure dans d'autres villes comme Calgary, Vancouver, Los Angeles, San Francisco et Mexico.
Depuis un an, il travaille en Australie. La tournée Cavalia est passée dans cinq villes, dont Melbourne, Sydney et Perth. «C'est un pays extraordinaire complètement dépaysant avec des paysages sauvages et désertiques à couper le souffle. Les gens sont accueillants et faciles d'approche. J'ai vraiment eu beaucoup de plaisir», relate-t-il.
Cet hiver, il ne s'est pas ennuyé du Québec. «Quand il a fait -40 degrés ici, il faisait 43 en Australie. Mon travail était très important justement pour que les chevaux ne manquent pas d'eau. Les bêtes doivent toujours se trouver dans des conditions optimales. Ce sont eux les vedettes du spectacle. Ils ne doivent pas se déshydrater», informe-t-il.
Sur Cavalia, il est plombier et responsable de la logistique. Comme le site de spectacle est un véritable petit village, l'eau est essentielle. «Nous installer sur un site prend douze jours. Je dois m'assurer de monter le système d'eau pour la scène, pour les cuisines, les écuries et tout le site. Pendant les spectacles, je m'assure que tout fonctionne bien, car il y a des effets spéciaux avec de l'eau», mentionne celui qui a appris la plomberie et l'anglais sur le tas.
Il doit aussi composer avec différentes températures. «À Calgary, nous avons eu de la neige et un mercure à -15, j'ai dû être ingénieux pour isoler mon système, pour ne pas qu'il gèle.»
Comme toute bonne chose à une fin, la tournée australienne de Cavalia est terminée. Michel est venu passer un mois chez ses parents, un voyage de 34 heures d'avion, avant de repartir pour Dubaï et ensuite l'Europe et d'autres endroits dans le monde.
Il adore son travail et n'a pas le mal du pays malgré que sa fille de 21 ans et ses parents se trouvent loin. «Je lui ai donné le goût du voyage, elle est venue me visiter à quelques reprises et devrait le faire dans le futur. C'est un mode de vie un peu spécial, mais j'adore. Je ne m'ennuie pas. Je me fais des amis dans chaque ville», mentionne l'homme de 46 ans. Ses parents sont allés le visiter en Floride et à Vancouver.
De son côté, sa soeur et son conjoint ont abandonné l'aventure il y a un an, un peu fatigués par les nombreux voyages et le travail exigeant auprès des chevaux. Sylvie Hébert est aussi revenue au pays pour accompagner la mère Rochefort, qui est malade.
Michel Hébert travaille avec 120 artisans pour que chaque représentation du spectacle soit parfaite. La caravane est immense. «C'est aussi gros que la technique d'un show de U2. Notre matériel entre dans 82 conteneurs de 40 pieds. Les chevaux voyagent en avion», informe Michel.
À voir ses yeux pétillants quand il parle de son aventure, elle ne semble pas être sur le point de s'arrêter, surtout qu'elle lui permet de vivre ses deux passions.
Aventures merveilleuses
Quand on peut jumeler deux passions et le travail, c'est le bonheur assuré.
C'est ce que vit Michel Hébert grâce à son expérience avec Cavalia. Il peut faire du kitesurf à l'année sur les plus belles mers du monde et chevaucher sa Harley-Davidson sur des routes mythiques de la planète.
«Cavalia m'a permis de réaliser un rêve, m'acheter une Harley-Davidson. Je l'ai fait en Californie. Depuis, elle me suit partout. Ça me permet d'être plus libre dans les villes où je me trouve et voir beaucoup de pays», raconte-t-il.
Quand il finit de travailler tôt dans la journée ou durant ses congés, il en profite pour rouler ou bien faire du kitesurf.
«J'ai roulé sur les plus belles routes du monde, dont la 1, en Californie, mais surtout sur la Great Ocean Road en Australie qui longe le Pacifique. Il s'agit de balades qui vont rester imprégnées dans ma mémoire toute ma vie. C'est une chance unique», raconte Michel Hébert.
Grâce à la logistique de transport du spectacle équestre de Cavalia, Michel Hébert place sa moto dans un conteneur pour qu'elle se rende au prochain lieu du spectacle. La Harley est donc en route pour Dubaï.
C'est sur le lac Saint-Jean que Michel a découvert le kitesurf. Depuis qu'il travaille avec Cavalia, il peut s'amuser dans des endroits de rêve, dont l'Atlantique et le Pacifique. «En Australie, c'est une des plus belles places au monde où j'ai fait du kite. Les vagues sont belles et les plages magnifiques. Dans toutes les villes en Australie où j'ai habité, j'étais proche de la mer. À Adélaïde, je n'avais qu'à traverser la rue pour m'y rendre», lance l'homme de 46 ans.
Sa passion lui permet de rencontrer des gens et de créer des amitiés. «Je vais dans les shops de kite et les gens me donnent les meilleurs spots pour pratiquer le sport. Aussi, ils m'ont informé du danger du requin blanc dans certains secteurs. C'est difficile à décrire tout ce que j'ai pu réaliser comme rêve grâce à Cavalia.»
On le croit sur parole.