La candidate bloquiste Valérie Tremblay, défaite dans Chicoutimi–Le Fjord, a déposé une plainte au Conseil de presse, a envoyé une mise en demeure au Journal de Montréal et pense maintenant entamer une poursuite au civil

Une vague d'appuis pour Valérie Tremblay

La candidate bloquiste défaite dans Chicoutimi–Le Fjord aux dernières élections fédérales, Valérie Tremblay, a reçu plusieurs appuis depuis qu’elle a dénoncé les manières de faire d’un journaliste du Journal de Montréal. Une campagne de sociofinancement a été mise en place afin de lui permettre d’engager une poursuite au civil.

Valérie Tremblay a dénoncé plus tôt cette semaine la publication d’informations tronquées par le journaliste Christopher Nardi. La bloquiste affirme que le journaliste et son média ont publié des tweets en les sortant de leur contexte, ce qui leur a donné un sens erroné.

Valérie Tremblay a officiellement déposé une plainte au Conseil de presse du Québec contre le journaliste. Elle a aussi mis en demeure Le Journal de Montréal. Jeudi, elle demandait au journal de se rétracter. 

« Je n’ai toujours pas eu de retour », affirmait vendredi la candidate défaite. 

Cette dernière se réjouit des appuis qu’elle reçoit, notamment via les réseaux sociaux. « J’avais déjà du soutien au moment où c’est arrivé. C’est quand même agréable de savoir que les gens sont derrière moi. Aussitôt que j’ai demandé la rétractation, la vague a augmenté. »

Elle a mis sur pied une campagne de sociofinancement afin de récolter des sommes pour poursuivre les procédures au besoin. 

Vendredi après-midi, 950 $ avaient été amassés. 

« Valérie Tremblay a épuisé ses ressources financières lors de la campagne électorale puisqu’elle a dû prendre cinq semaines de congé sans solde et que les ressources du parti ne permettaient pas de soutenir financièrement les candidats. Elle n’est donc pas en mesure de poursuivre au civil à titre de plaignante pour rétablir sa réputation sans soutien financier pour les frais juridiques et les déplacements associés », est-il écrit sur la page GoFundMe.

« On devra probablement s’engager vers un recours au niveau civil. J’ai été approchée par des gens qui m’ont aidée à lancer une campagne de sociofinancement. Ils m’aident à travailler à faire avancer les choses. Il y a une limite à tronquer les informations », maintient-elle. 

Valérie Tremblay estime que la publication d’informations tronquées a nui à sa réputation et a pu affecter le résultat de l’élection.