Audrey Savard s’implique auprès de plusieurs organismes et pratique des sports, ce qui lui a récemment valu un prix des Olympiques spéciaux. Atteinte d’une déficience intellectuelle, elle utilise le transport adapté pour se déplacer.

Une utilisatrice du transport adapté se désole de la coupe de service de la STS

Audrey Savard, qui utilise le transport adapté de la Société de transport du Saguenay (STS) entre 10 et 15 fois par semaine, a appris jeudi matin que certains services étaient maintenant suspendus les vendredis soir et les fins de semaine. « On m’a appelée pour me dire que mon transport était annulé, je ne l’ai pas su d’avance », a affirmé la jeune femme atteinte d’une déficience intellectuelle.

La STS a fait l’annonce de ces coupes de services mercredi en fin de journée, affirmant que cette décision était nécessaire en raison d’un manque de main-d’oeuvre. Le président de l’organisation, Marc Pettersen, a expliqué que les principaux organismes avaient été informés de la situation avant que la nouvelle sorte. Audrey Savard, qui utilise le service pour ses activités sociales, mais surtout pour se déplacer en vue de ses implications bénévoles, l’a appris jeudi matin seulement. « On m’a téléphoné pour me dire que mon transport de vendredi soir que j’avais réservé était annulé », se désole Audrey Savard, qui planifiait se rendre à une soirée de style discothèque organisée pour les personnes handicapées.

Chaque jour, selon la STS, le service de transport adapté offre environ 850 transports.

« Nous sommes une clientèle vulnérable. On nous a dit de prendre le transport en commun régulier, mais moi, le soir, je suis plus craintive. Je ne me sens pas à l’aise de prendre l’autobus régulier », a souligné la jeune femme, qui s’implique bénévolement auprès d’une dizaine d’organisations, en plus de pratiquer le soccer et les quilles. Elle utilise également le transport adapté pour pouvoir pratiquer ces sports.

« Nous couper, c’est un peu comme nous couper une jambe ou un bras, ça nous enlève de la liberté », déplore Audrey Savard, espérant qu’une solution réglera bientôt le problème.

Elle ajoute que certaines de ses amies se déplacent en fauteuil roulant et qu’elles ont davantage de difficulté à se déplacer qu’elle. « Ce n’est vraiment pas drôle, on est tous dans le même pétrin », a ajouté la jeune femme.