La municipalité de Labrecque a installé des pompes au coeur du village pour surverser son égout sanitaire dans la rivière Mistook. La situation a soulevé l'indignation sur les réseaux sociaux.

Une usine de traitement des eaux usées dans les plans

Une usine de traitement des eaux usées pourrait bien voir le jour à Labrecque, en 2019. La municipalité déverse les égouts de quelque 251 résidences dans la rivière Mistook.
Bien que la situation ait été vivement décriée sur les réseaux sociaux ces derniers jours, le maire Éric Simard persiste et signe. « Cette situation ne date pas d'hier et nous ne sommes pas les seuls au Québec à fonctionner de cette manière. Le réseau date de la fin des années 70 et cette situation est connue des ministères concernés. »
Le projet de construction d'une nouvelle usine et la réfection du réseau actuel dans son ensemble pourrait représenter des investissements totalisant cinq à six millions de dollars. 
« Un contrat a été donné à une firme d'ingénieurs en mars 2016 pour qu'une étude préliminaire soit réalisée. Celle-ci nous mènera à l'évaluation du coût du projet total. Nous devrions avoir le rapport final à la mi-juin et à partir de ce moment, nous allons rencontrer les autorités gouvernementales afin d'avoir des enveloppes budgétaires pour la réalisation du projet », souligne le maire de Labrecque. 
Il ajoute que des pompes ont été installées récemment au coeur du village afin de soulager le système actuel et d'éviter des refoulements d'égout dans les résidences. « Nous sommes en situation d'inondation. Le lac Labrecque a atteint un niveau record jamais vu depuis 40 ans. La municipalité n'a pas le choix d'effectuer une surverse de son égout. »
L'élu précise que sa municipalité était pratiquement rendue en phase de réalisation de son usine de traitement des eaux usées en 1993. « À l'époque, toutes les études avaient été réalisées, mais le gouvernement de l'époque a tabletté le projet. En 2010, lorsque le gouvernement du Parti québécois est rentré au pouvoir, il s'est engagé à ce que tous les problèmes comme le nôtre soient réglés d'ici 2020 dans les petites municipalités. J'ai donc entrepris des démarches pour attacher le projet dès mon entrée en poste en 2014 », conclut Éric Simard.