Samuel Thivierge ne digère pas du tout que l'homme d'affaires de Saint-Félicien Yves Pelchat se soit porté acquéreur de la Pourvoirie des Laurentides.

Une transaction difficile à digérer

Samuel Thivierge ne digère pas du tout que l'homme d'affaires de Saint-Félicien, Yves Pelchat, se soit porté acquéreur de la Pourvoirie des Laurentides.
Le fils de Gaétanne Boulianne et Réal Thivierge, qui ont perdu jusqu'à maintenant 900 000 $ à la suite de la vente de la Pourvoirie des Laurentides à Maxime de Varennes, a pris le temps d'encaisser la nouvelle avant de parler au Quotidien.
« La première chose à dire, c'est que les gens pensent qu'on a été payés par Pelchat, mais ce n'est pas le cas ! Yves Pelchat ne nous a pas donné d'argent. On lui a parlé et on lui a conseillé de ne pas embarquer là-dedans. Il s'est associé avec l'ennemi. On a été très surpris d'apprendre la nouvelle. On n'endosse pas du tout sa décision », déclare Samuel, le feu dans les yeux. 
Le cinéaste est toujours aussi amer de la situation dans laquelle ses parents sont plongés. Il ne veut surtout pas lâcher et va aller jusqu'au bout pour que justice soit faite. 
« On croit énormément à la justice, même si ça nous coûte cher en temps et en argent. C'est une question de principe et on n'acceptera pas d'être remboursé à 50 %. Il faut être tenace et ne pas lâcher. L'enquête de l'escouade des crimes économiques de la Sûreté du Québec se poursuit et nous pensons que ça va débloquer. Et nous prenons tous les recours possibles pour être payés », déclare-t-il d'un ton déterminé.
Samuel Thivierge passe encore beaucoup temps à aider ses parents, même si le montage de son prochain long métrage est très accaparant. L'achat de la pourvoirie par Yves Pelchat et Stéphane Grégoire ne vient que complexifier la situation.
« C'est très décevant qu'un gars de Saint-Félicien décide d'acheter la pourvoirie alors qu'il connaissait parfaitement la situation dans laquelle on se trouve. En plus, il a eu le culot de nous demander de l'aide après avoir acheté la pourvoirie. Je n'en revenais pas ! », s'exclame-t-il.
Samuel Thivierge se questionne beaucoup sur le rôle que jouent Yves Pelchat et Stéphane Grégoire, propriétaires de la compagnie VCG Investissements dans toute cette histoire. C'est lui qui a accordé un prêt à Maxime de Varennes alors que sa compagnie était enregistrée à la Barbade. 
« Il y a des zones d'ombres. Pourquoi il a réussi à être premier créancier alors que le notaire Samuel Blais nous a mal conseillés ? Je ne veux pas tout dire ce que je sais ou pense, mais c'est louche », expose-t-il.
Il n'a pas été possible de joindre Yves Pelchat pour obtenir des commentaires sur l'avenir de la Pourvoirie et sa relation avec les Thivierge.