Jonathan Tremblay était soulagé de présenter le projet de règlement touchant 27 résidants du Lac-Kénogami. Certains étaient d’ailleurs présents au conseil de ville, lundi soir.

Une solution pour les baux de location

Le conseiller municipal Jonathan Tremblay a présenté un projet de règlement visant à permettre aux 27 résidants du Lac-Kénogami de payer moins cher leur bail de location. La nouvelle a soulagé autant l’échevin que les propriétaires de résidences.

Ces 27 propriétaires doivent payer des frais de location chaque année puisque les terrains sont des terres publiques appartenant au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, selon le modèle de gestion des terres publiques intramunicipales.

Dans un règlement contenant neuf articles, la détermination de location sera faite « selon la valeur marchande du terrain, laquelle correspond à 10 pour cent de la valeur inscrite au rôle d’évaluation au moment du renouvellement du bail. »

Jonathan Tremblay a soulevé que certains propriétaires payaient jusqu’à 7000 $ pour un bail de terrain de villégiature, en plus des taxes municipales et scolaires. Sans dévoiler les détails exacts, le conseiller du secteur a fait savoir que le nouveau règlement pourrait représenter un prix de location 10 fois moins cher qu’actuellement.

« C’est extrêmement significatif », a reconnu Jonathan Tremblay, qui a travaillé sur le dossier depuis le lendemain des élections municipales, en novembre 2017.

« Concrètement, on sauve littéralement des familles de la faillite, a-t-il mis en contexte. En tout et partout, ça peut représenter 10 000 $ en frais de baux et taxes. Ça n’a aucun sens. Je m’étais engagé à stopper cette aberration. Je considère qu’on plaçait les citoyens en otage, en situation de précarité. »

Le règlement présenté au conseil de ville soutient que cette entente permette maintenant à Saguenay d’adopter et d’appliquer ses propres règlements.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, doit maintenant accepter le règlement. Jonathan Tremblay serait surpris qu’il le refuse, considérant qu’il respecte les principes et les objectifs du gouvernement en matière de gestion foncière. « La seule chose qui pourrait arriver, c’est que le ministère ne donne pas son accord, mais on ne voit aucune raison pour qu’il s’objecte, d’autant plus qu’il nous a donné le pouvoir de prendre ce genre de décisions », a laissé tomber Jonathan Tremblay.

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UNE EXCLUSION À CHICOUTIMI

Présenté il y a deux mois, le règlement concernant la présence de camions de restauration ambulante (food trucks) a été modifié. Parmi les éléments les plus importants, deux zones ont été exclues, à La Baie et à Chicoutimi.

Les changements ont été présentés lors du conseil de ville de Saguenay, lundi soir. Le propriétaire d’un camion de bouffe de rue ne pourra se trouver au centre-ville de La Baie, près du quai des croisières. La zone touche plusieurs rues, soit la rue Mars entre la rue du Docteur-Tanguay et la rue Victoria, la rue Victoria entre les deux rues précédemment nommées, la rue des Croisières, la rue Notre-Dame et la rue du Docteur-Tanguay.

À Chicoutimi, un camion ne pourra se placer sur la rue Racine entre les rues Bégin et Morin. La réglementation ne touche toutefois pas la Place du citoyen, par exemple, puisque qu’elle concerne uniquement les stationnements publics.

Ces changements font suite aux inquiétudes soulevées par des restaurateurs de La Baie. Certains avaient déploré la présence possible de camions de restauration ambulante lorsque le projet de règlement avait été présenté une première fois.

« On a décidé de prendre un juste milieu à la suite de consultations menées avec certains commerçants, a réagi le conseiller responsable du dossier, Simon-Olivier Côté. Il faut savoir qu’un règlement, c’est évolutif. Si on a à ajouter des exclusions, on va le faire, mais si on doit en enlever, on va le faire un peu. »

Pour ce qui est des coûts de permis d’exploitation, ils demeurent les mêmes. Il en coûtera 50 $ par jour à un commerce ayant une place d’affaires à Saguenay et 100 $ pour celui qui n’a pas de place d’affaires à Saguenay.

Finalement, un permis annuel sera disponible au coût de 1100 $ pour les commerces de Saguenay.