Les cabanes à pêche ont pu prendre place sur les glaces de la baie des Ha! Ha! dix jours plus tôt que l’an dernier.

Une soixantaine de cabanes sur les glaces

Une soixante de cabanes ont pris place sur les glaces de la baie des Ha ! Ha ! dans le secteur Grande-Baie, mardi, devançant ainsi d’une dizaine de jours l’embarquement de l’année passée. Cependant, les opérations ont été annulées dans certains secteurs en fin d’après-midi.

Selon Diane Simard, coordonnatrice chez Contact Nature, dès 7 h 30 mardi matin, les premiers propriétaires de cabane se sont présentés sur le site. Dans les premières heures, l’embarquement modulé se faisait au compte-gouttes dans les secteurs ayant cumulé de douze à quinze pouces de glace.

En fin d’après-midi, Mme Simard avait comptabilisé l’entrée de 60 cabanes. « L’entrée s’est faite à un bon rythme dans une bonne fluidité. Il n’y a pas eu d’achalandage monstre contrairement à l’an dernier avec une congestion de la route et c’est bien correct », constate Mme Simard.

Toutefois, une fissure ouverte sur le couvert de glace a nécessité la suspension temporaire des embarquements sur la rue du Capelan pour les terrains 26 à 33 ainsi que 77 à 83 en plus du stationnement #1. Sur la rue de l’Éperlan, le bris du couvert de glace concerne les terrains 182 à 184, 265 et 266, et le stationnement #6.

Parmi les pêcheurs qui ont eu la chance d’embarquer leur cabane, le Baieriverain Jean-François Tremblay effectuait un retour après cinq années d’absence. La qualité de pêche n’était plus au rendez-vous et c’est ce qui l’a incité à cesser la pêche. « C’est ma blonde qui m’a incité à racheter une cabane que j’ai payée 500 $ et j’ai ajouté 200 $ pour refaire le toit. » M. Tremblay prévoit s’adonner davantage au loisir de la motoneige pendant que madame pêchera.

À un autre endroit, Jean Boivin, un retraité de 62 ans de Saint-Félix-d’Otis, avoue que depuis son enfance, il pêche sur les glaces du Saguenay. L’embarquement était beaucoup plus compliqué à l’époque puisqu’il fallait emporter et monter des panneaux qu’il fallait assembler sur les glaces, mais la qualité de pêche était aussi excellente puisque quatre pêcheurs actifs pouvaient emplir un seau de cinq livres de capelans en une journée.

Est-ce encore une histoire de pêche ? Le Quotidien n’a pu vérifier.

Dès 7h30 mardi matin, les premiers propriétaires de cabane se sont présentés sur le site.