Une simulation sur de jeunes patients

Les étudiants de deuxième année du programme Techniques d’inhalothérapie du Cégep de Chicoutimi ont mis leurs apprentissages au profit de vraies familles, jeudi après-midi. Sous la supervision de leurs enseignants, ils ont accueilli des enfants pour une simulation de prise en charge dans un contexte hospitalier.

En fait, tout était vrai... sauf la maladie des jeunes ! Âgés de 0 à 10 ans, ils ont participé à une pratique, tout comme leur mère, impliquée dans l’exercice. L’encadrement s’est effectué de façon interdisciplinaire, en collaboration avec le département de psychologie et l’enseignante Nancy Tremblay.

« L’objectif est que les étudiants aient la possibilité de faire une communication avec les familles, en pédiatrie plus particulièrement parce que les étudiants en deuxième année partiront en stage dès l’automne prochain. Ils devront avoir des contacts avec de jeunes enfants et des parents. Ça représente un défi pour la plupart d’entre eux », a expliqué l’enseignante au programme d’inhalothérapie, Claire Larouche.

Nancy Tremblay s’est occupée de l’approche humaine à favoriser envers le jeune et le parant, tandis que les enseignantes Claire Larouche et Josée Gobeil s’occupaient des manipulations médicales à pratiquer sur les enfants. « L’objectif est avant tout d’avoir un contact humain », a rappelé Mme Larouche.

Mère de trois enfants, Stéphanie Landry a donné une excellente note aux étudiantes en charge de ses jeunes mousses.

Neuf familles ont répondu à l’invitation du département d’inhalothérapie. Les étudiants étaient répartis en équipes de deux et chacun avait une tâche précise. L’un devait surtout interagir avec la mère et l’enfant, tandis que l’autre était chargé de prendre des notes pour monter le dossier.

Cette première au Cégep de Chicoutimi n’est probablement pas une dernière. Les intervenants estiment qu’il est nécessaire de faire vivre une expérience aux étudiants dans un contexte où la maladie n’est pas un réel facteur de stress.

« Quand on soigne un enfant, on ne traite pas seulement l’enfant, on traite la famille au complet, a fait valoir Claire Larouche. C’est cliché, mais c’est vrai. En tant que parents, on aime avoir un lien de confiance et lorsque c’est le cas, autant l’enfant que le parent sont plus collaborateurs. C’est mieux pour tout le monde. »

Mère d’Amy, Malcolm et Lily-Ann, âgés entre 9 mois et quatre ans et demi, Stéphanie Landry a vécu l’expérience en compagnie de ses trois jeunes. À l’instar de l’enseignante en inhalothérapie, elle a souligné l’importance de faire vivre ce genre d’expérience dans un environnement contrôlé.

Claire Larouche est enseignante au programme de techniques en inhalothérapie du Cégep de Chicoutimi.

« Les étudiantes étaient calmes et posées, elles savaient ce qu’elles avaient à faire et elles étaient joviales avec les enfants, a observé Mme Landry. J’en ai un qui est un peu plus gêné, mais elles ont réussi à le dégêner et à le faire participer. J’ai été surprise ! »

L’exercice était formatif, de sorte qu’aucune note officielle n’était donnée aux étudiants.