La salle Le Ménestrel du Cégep de Chicoutimi a servi pour une simulation, mercredi matin. Une explosion venait d’avoir lieu et des étudiants en soins infirmiers devaient venir en aide à des blessés.

Une simulation d'explosion au Cégep de Chicoutimi

Les étudiantes de première année du DEC en soins infirmiers du Cégep de Chicoutimi ont été appelées à intervenir sur une explosion, mercredi matin, à la salle Le Ménestrel. Heureusement, il s’agissait d’une simulation, mais l’atelier a permis d’en apprendre un peu plus sur les mesures à prendre en cas de catastrophe.

C’est la finissante en 2016 du DEC en soins infirmiers, Émilie Veilleux, qui a eu l’idée d’organiser l’activité. La Chicoutimienne, qui termine au printemps son baccalauréat en soins infirmiers à l’Université du Québec à Rimouski, a pris cette initiative pour quelques raisons. 

D’abord parce qu’elle est passionnée par les soins d’urgence, mais aussi parce qu’elle a remarqué au cours des dernières années que les futures infirmières n’étaient pas formées pour ce genre d’événement.

La salle du Cégep de Chicoutimi a été transformée en véritable zone d’urgence. Une trentaine d’étudiants jouaient les blessés et une dizaine d’autres devaient venir à leur secours le plus rapidement possible, en compromettant le moins possible la sécurité de tout le monde. 

Au total, une centaine de personnes ont participé à l’événement.

« J’ai été vraiment sensibilisée par l’attentat dans la mosquée de Québec l’an dernier et j’ai réalisé qu’on n’est pas immunisés contre les catastrophes et les désastres, a réagi Émilie Veilleux. Je trouvais ça triste de voir qu’en tant qu’infirmières, on n’est pas formées pour intervenir et si ça arrive un jour, on ne saurait pas trop quoi faire. »

Il s’agissait d’une première simulation du genre au Cégep de Chicoutimi. Les dirigeants ont aimé l’idée, de sorte que le même exercice pourrait se reproduire l’an prochain. Même si elle va avoir son bac en poche, Émilie Veilleux souhaite quand même s’impliquer dans l’organisation de la simulation.

« C’est vraiment une passion pour moi, donc probablement que je prendrais le projet en charge à nouveau », a-t-elle exprimé.

La future finissante avait mis le paquet pour déstabiliser les participants. De la fumée, des cris de peur et même une personne blessée affectée par des signes d’anxiété avaient été mis à contribution.

« Ce sont des élèves de première année, donc ils n’étaient pas autant habitués que de vraies infirmières sur le terrain, mais après l’exercice, ça leur a permis de réaliser à quel point il y a un manque de formation », a fait remarquer Émilie Veilleux.

Au terme de l’atelier, des enseignants du programme collégial faisaient une évaluation sommative pour parler des points à améliorer.