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Virginie Tanguay a troqué les arts pour le milieu de la sécurité.
Virginie Tanguay a troqué les arts pour le milieu de la sécurité.

Une seconde vocation pour l’artiste Virginie Tanguay

Katherine Boulianne
Katherine Boulianne
Le Quotidien
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L’omniprésence des agences de sécurité dans la dernière année a amené plusieurs personnes à les envisager en tant que milieux de travail stimulants. Si cette réorientation professionnelle peut couler de source pour certains, elle peut aussi représenter un virage à 90 degrés pour d’autres, comme pour l’artiste Virginie Tanguay.

La Robervaloise d’origine détenait une carrière enviable dans le milieu culturel quand la COVID a frappé. Auteure, aquarelliste, conférencière et gérante d’artiste, elle a toutefois déchanté en voyant les contrats tomber un à un. Celle qui agit désormais à titre de superviseure chez ECS Canada a donc choisi de s’initier à un tout nouveau domaine, en apprenant les rouages du métier d’agent de sécurité.

« Je voulais développer des choses en moi que je savais existantes, et je voulais m’accomplir là-dedans. J’avais atteint en arts visuels et en écriture un niveau que je jugeais satisfaisant, mais je savais que j’avais aussi un esprit de leadership que je voulais pousser. Alors, je me suis dit “go ! On y va !” », raconte-t-elle au Progrès.

À l’inverse, atterrir dans une agence de sécurité représente un cheminement logique pour certains. C’est le cas du directeur régional d’ECS, Michel Pelchat, qui agissait autrefois en tant que commandant de la Sûreté du Québec, poste Lac-Saint-Jean-Est. Même s’il croyait d’abord profiter d’une retraite méritée, il a finalement choisi de reprendre le travail en joignant l’entreprise en 2020.

« Ce que je suis venu chercher ici, c’est le défi. J’ai besoin d’un peu d’adrénaline. Les policiers, nous sommes sur la scène en première ligne pendant des années. Regarder ça comme spectateur, ce n’est pas facile », admet-il. ECS Canada emploie d’ailleurs de nombreux enquêteurs retraités des services municipaux, de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada.

Un aspect plus humain

Mais au-delà des tâches de surveillance que l’on attribue généralement au métier d’agent de sécurité, la profession fait aussi appel à une approche beaucoup plus humaine, selon Virginie Tanguay.

« L’image que l’on doit avoir en tant qu’agent de sécurité, à la base, c’est le service à la clientèle. L’agent de sécurité va accueillir son monde, répondre à ses besoins. Il faut vraiment être habile en communication et avoir une approche particulière. Tout se dit quand c’est bien dit. »

D’ailleurs, l’artiste devenue agente ne tarit pas d’éloges envers son nouveau domaine de travail. Elle invite au passage les personnes qui pourraient être intéressées par la profession à foncer et tenter leur chance.

« Il ne faut pas avoir peur d’essayer. Même si c’est une carrière qui n’était pas apparente pour nous au départ, c’est une façon aussi de redonner à la société et d’aider au bon déroulement des choses dans la situation que l’on vit actuellement. Vous allez être satisfait d’avoir collaboré au bon fonctionnement de tout ça », promet Virginie Tanguay.