Le conseil municipal d’Alma a adopté à l’unanimité, lundi soir, une résolution réclamant « l’élimination des tarifs ou quotas dans le secteur de l’aluminium avant de signer l’accord États-Unis-Mexique-Canada ».

Une résolution de la Ville d’Alma contre les tarifs sur l'aluminium

Alma prend position dans l’épineux dossier des tarifs imposés dans le secteur de l’aluminium découlant du nouvel accord de libre-échange qu’est l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC). Le conseil municipal a adopté à l’unanimité, lundi soir, une résolution réclamant « l’élimination des tarifs ou quotas dans le secteur de l’aluminium avant de signer l’accord États-Unis-Mexique-Canada ».

« C’est central ce qui se passe du côté de l’aluminium. On a des menaces énormes concernant des fermetures et des manques de productivité. On est toujours à surveiller qu’est-ce qui peut nous arriver de problématiques majeures. Je sais que l’économie régionale est assise sur l’économie de la foresterie et de l’aluminerie. Cette économie est fragile et en majeure partie vendue à notre voisin qui est supposé être notre ami. Ces ventes sont surtaxées pour toutes sortes de raisons qui, en fait, ne tiennent pas réellement la route, mais sont maintenues », a mentionné le maire d’Alma Marc Asselin après avoir lu le projet de résolution.

Celui-ci a rappelé diverses conséquences des tarifs imposés par les États-Unis, dont la suspension du projet d’agrandissement du centre de coulée de l’usine d’Alma. Le projet de 200 millions $ devait créer une quarantaine d’emplois et plus de 400 durant la période de construction.

« Que la Ville d’Alma, en accord avec le Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma, demande aux chefs des 4 partis politiques à Ottawa, de faire front commun contre les tarifs américains imposés, en particulier sur l’aluminium, en défendant les intérêts des collectivités canadienne, québécoise, et plus spécifiquement celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean », peut-on lire dans la résolution adoptée à l’unanimité par le conseil de ville d’Alma, lundi soir.

Le maire d’Alma espère que cette résolution fera des petits. Celui-ci assure que la Ville tentera, selon ses moyens, de trouver d’autres appuis. « Il faut qu’on démontre au gouvernement canadien que nous serons derrière eux si madame Chrystia Freeland refusait de signer l’entente internationale tant et aussi longtemps que ces surtaxes seront encore là », a conclu le maire.

Une copie de la résolution sera transmise à une dizaine d’acteurs provenant du domaine politique et du milieu des affaires allant du milieu municipal jusqu’au gouvernement fédéral.