Une réponse imminente pour Espace Péribonka

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le calendrier des travaux de démolition et de construction de l’Espace Péribonka et de la nouvelle caserne de pompiers de Péribonka cumulent, déjà, un peu plus d’un mois de retard. L’accord de principe du ministère de la Culture et des Communications du Québec se fait toujours attendre pour le projet de 13 millions de dollars qui comprend également le redéploiement du Musée Louis-Hémon dans l’église. Le conseil municipal de Péribonka est confiant d’obtenir une réponse du ministère concerné au cours des prochains jours.

« Ce qu’on peut dire, c’est que tout est attaché au MAMH autant pour la caserne de pompiers que pour l’hôtel de ville. Mais il manque toujours l’accord de principe du ministère de la Culture et des Communications. On multiplie les démarches », résume la porte-parole du projet et conseillère municipale, Guylaine Proulx.

Les responsables du dossier se sont pliées aux dernières demandes ministérielles fournissant ainsi tous les éléments requis le 26 février dernier. L’équipe derrière le projet d’envergure a dû, une fois de plus, mettre les bouchées doubles pour y parvenir.

La municipalité, qui injectera près de 2,2 millions de dollars dans le projet, a jusqu’à présent déboursé 150 000 $ afin de répondre aux diverses demandes et exigences du ministère. Mme Proulx fait remarquer que bien peu de promoteurs ou de sites touristiques avanceraient une telle somme pour obtenir un accord de principe.

Elle convient « qu’il y a peut-être un ralentissement avec la crise vécue ». Malgré cela, elle est optimiste d’obtenir une réponse quant à la participation du ministère de la Culture et des Communications dans la réalisation de ce projet attendu depuis maintenant 4 ans.

Une rencontre a d’ailleurs été tenue, au cours des derniers jours, entre les représentants du projet Espace Péribonka, l’ancien député Richard Hébert, maintenant président du conseil d’administration du Musée Louis-Hémon, l’équipe de la députée de Roberval Nancy Guillemette, ainsi qu’un représentant de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, André Laforest.

Retard d’au moins un mois

L’échéancier des travaux prévoyait la démolition de l’actuel hôtel de ville à compter du 1er avril alors que la construction de la caserne de pompiers devait débuter, au même emplacement, le 1er mai. L’ancienne école Hélène-Laliberté doit ensuite être démolie afin de permettre la construction d’un bâtiment adjacent à l’église.

Les deux premières étapes du projet qui se déploie en deux emplacements sont déjà retardées d’un mois. Un retard qui, même avec la participation du ministère de la Culture et des Communications, aurait eu lieu en raison de la COVID-19 qui a mis les chantiers de construction du Québec sur pause.

Malgré l’attente d’une réponse en provenance du ministère de la Culture et des Communications, et ce, depuis des mois, Guylaine Proulx assure être tout de même encore confiante face aux chances de réalisation du projet. Elle conclut en rappelant qu’une réponse négative rimerait avec la fermeture de la plus vieille institution muséale du Saguenay-Lac-Saint-Jean qu’est le Musée Louis-Hémon de Péribonka.