Les étudiants pouvaient récupérer leur agenda et prendre la photo de la carte étudiante dans le pavillon sportif selon un horaire prédéterminé.
Les étudiants pouvaient récupérer leur agenda et prendre la photo de la carte étudiante dans le pavillon sportif selon un horaire prédéterminé.

Une rentrée bien différente à l’UQAC

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
C’était l’heure de la rentrée à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), lundi. De nombreux changements ont dû être opérés dans les derniers mois pour préparer la session, mais l’UQAC peut dire mission accomplie, alors que la première journée s’est déroulée sans anicroche.

Ainsi, 5500 étudiants ont débuté les cours lundi, dont la majorité à distance, mais nombreux sont ceux qui devaient se déplacer pour récupérer leur matériel. Selon la directrice des communications de l’UQAC, Marie-Karlynn Laflamme, les étudiants sont très compréhensifs et respectent les mesures en place.

« Ça s’est super bien passé, même au-delà de nos espérances. On a réalisé que les gens écoutent vraiment bien les consignes, ce qui n’était pas nécessairement le cas avant. La rentrée s’est bien passée, l’enseignement et la technologie aussi, donc c’est un beau coup d’envoi pour le reste de la semaine et de la session. Il y aura sûrement des ajustements à faire, mais pour l’instant on est très content. »

Pour l’accueil des étudiants, l’UQAC a fait un trajet dans le pavillon sportif pour que les étudiants puissent aller chercher leur agenda, leur carte étudiante, avoir la carte Accès libre, sans attendre et en respectant toutes les mesures.

« On pensait que les gens allaient se ruer lundi matin, même si on avait proposé un horaire par département, mais on est forcé de constater que les gens ont respecté l’horaire. Pour le masque et le lavage des mains, c’est tellement rendu dans les mœurs qu’on n’a pas de rappel à faire », a avoué Mme Laflamme.

De plus, elle a constaté que les gens étaient bien heureux de se retrouver. « On sent que les gens sont heureux de se voir et d’être en présence des autres. Il y a environ 1800 étudiants qui ont des activités sur place. Tous les étudiants en baccalauréat ont au moins un cours sur place. Ça fait en sorte qu’il y a quand même de la vie sur le campus, même si la majorité des activités se font en ligne. »

La directrice des communications de l’UQAC, Marie-Karlynn Laflamme, dresse un bilan positif de cette première journée.

Une école transformée

N’entre pas qui veut dans les bâtiments de l’université. À chaque entrée, une personne est là pour s’assurer que les mesures sont respectées. De plus, des lecteurs de cartes ont été installés et chaque personne doit glisser sa carte pour prouver qu’il s’agit d’un étudiant ou d’un membre du personnel. De leur côté, les visiteurs doivent obtenir une autorisation pour circuler dans les corridors.

« Il faut que les gens qui sont à l’UQAC, ce soient les gens qui ont d’affaire à l’UQAC. De plus, ça nous permet de contrôler le nombre de personnes dans chacun des bâtiments et de nous assurer qu’on respecte la limite permise. Troisièmement, s’il y a une éclosion, ça va faciliter l’enquête épidémiologique de la Santé publique, parce que ça nous permet de savoir qui est sur place à quel moment », a expliqué Mme Laflamme.

Elle l’avoue, l’UQAC a travaillé fort pour préparer cette rentrée particulière, alors que toutes les classes ont dû être modifiées. « Il y a 100 classes qui ont été complètement transformées pour accueillir la technologie qui permet aux professeurs de se filmer, de diffuser et de s’enregistrer pour une diffusion en différé. Ça permet aux étudiants qui ne peuvent pas assister au cours, comme nos étudiants de l’extérieur, de suivre leurs cours, même avec le décalage horaire. Pour toutes les autres classes, il faut un minimum d’un mètre et demi entre les étudiants, alors on a dû modifier les classes pour réduire d’environ le tiers de la capacité de toutes les classes. »

Pour les enseignants, c’est un virage qu’ils n’ont pas eu le choix de faire. Pour les aider, l’UQAC a offert des formations tout l’été. « Nous avons formé tous les professeurs et les chargés de cours cet été pour qu’ils puissent s’approprier la technologie et voir le potentiel et les possibilités que ça nous offre, et peut-être voir à long terme, comment on peut utiliser ça. Oui, il va y avoir un impact sur le futur, mais il est difficile de savoir ça va être quoi l’ampleur. Je pense que quand on va sortir de la crise, il n’y aura plus aucune institution qui va fonctionner pareil, nous les premiers », a avoué Mme Laflamme.

De leur côté, les étudiants ne sont pas laissés à eux-mêmes. « Le Service aux étudiants offre plusieurs conférences et plein d’autres services pour aider les étudiants qui auraient des besoins au niveau de l’anxiété ou de n’importe quoi d’autre. On a aussi un bureau de soutien aux technologies pour répondre aux étudiants et aux enseignants, et ce, en tout temps. La clé du succès dans un virage comme ça, c’est d’avoir une équipe de soutien active et avec qui c’est facile d’entrer en communication », a souligné Marie-Karlynn.

Le pavillon sportif fermé au public

Le pavillon sportif sera fermé pour une durée indéterminée, à l’exception de ce qui entre dans le cadre d’un cours ou des activités des équipes sportives de l’UQAC. La décision a été prise pour une question de logistique et de priorité.

« C’est la même équipe qui s’occupe de l’entretien de tous nos bâtiments. On veut se concentrer sur notre mission première qui est l’enseignement, donc on priorise le nettoyage de nos salles de classe. De plus, on a besoin de cet espace-là pour prévoir, par exemple, des examens en grand groupe ou des activités sur place qui nécessitent plus de place pour respecter la distanciation. »

Garder l’intérêt des internationaux

Pour Mme Laflamme, offrir de bons services aux étudiants internationaux est primordial. Si plusieurs élèves ont réussi à venir au Saguenay pour étudier, nombreux sont ceux qui sont restés à l’extérieur.

« C’est un enjeu de maintenir l’intérêt pour le Québec. Ça devient un peu absurde de faire des études à l’international de chez soi, alors on espère qu’ils pourront venir nous rejoindre le plus tôt possible, parce que ça amène quelques inconvénients, comme le décalage horaire. Pour ça, c’était important pour nous d’offrir les cours en différé. Quand ce n’est pas possible, on prévoit une heure qui satisfait tout le monde. »