La vapoteuse représente aux yeux de la loi une alternative à la cigarette, puisque moins nocive que le tabagisme.

Une question de respect envers autrui

Juillet regorge de festivals au Saguenay-Lac-Saint-Jean et, entre deux chansons, un verre à la main, nombreux sont les fêtards qui cèdent à la tentation d’une bouffée de cigarette ou de vapoteuse. Une coutume qui ne plairait pas aux non-fumeurs, selon la page Facebook Spotted Alma, mais qu’en est-il de la réglementation qui s’applique pendant ces événements ?

« À l’intérieur de l’enceinte où se déroule Festirame, c’est un terrain à ciel ouvert. On y autorise la cigarette ou la vapoteuse parce qu’avec plus de 7000 personnes sur place, ce serait impossible de surveiller les contrevenants », explique la directrice générale de Festivalma, Janie Maltais.

En vigueur depuis mai dernier, la Loi sur le tabac et les produits de vapotage agit dans un cadre législatif. La cigarette électronique y est considérée comme une alternative moins nocive que le tabagisme puisqu’elle ne contient qu’une fraction des substances chimiques contenues dans le tabac et la fumée du tabac.

Selon Santé Canada, « la plupart des dispositifs de vapotage utilisent l’électricité produite par la pile pour chauffer une solution liquide, qui se vaporise. La vapeur se condense ensuite en un aérosol, qui est inhalé par l’utilisateur par l’embout buccal ».

Il va sans dire que la cigarette électronique n’émet donc pas de fumée à proprement parler, mais bien un nuage de vapeur souvent aromatisé et c’est cette même odeur qui dérangerait les non-fumeurs pendant les festivals estivaux.

Par contre, la vapoteuse est assujettie au même règlement que la cigarette traditionnelle, soit l’interdiction de fumer dès qu’on se retrouve dans un lieu couvert comme les scènes de spectacle, les loges, les toilettes et les terrasses, rapporte le gestionnaire d’événements et producteur de spectacles, Robert Hakim.

« Du point de vue légal, si quelqu’un fume dans la foule, il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire, ce sont les festivaliers qui sont les plus aptes à demander au contrevenant de se déplacer. Ce n’est pas interdit, mais il s’agit de bienséance et d’un devoir moral, tout simplement, de ne pas exposer sa fumée ou sa vapeur aux gens qui se trouvent près de nous », établit M. Hakim.

Au moment de la légalisation du cannabis, en octobre prochain, le même règlement devrait s’appliquer.