Samedi, environ 200 personnes ont réservé leur emplacement sur le site de pêche blanche de Grande-Baie. Quelque 300 personnes ont ensuite fait de même pour le site de L’Anse-à-Benjamin, dimanche.

Une prévente moins populaire pour les places de cabanes à pêche

La prévente des emplacements pour les cabanes des villages de pêche blanche de Grande-Baie et de L’Anse-à-Benjamin, sur la baie des Ha ! Ha ! , a été moins populaire cette année. Une baisse attribuable aux nouvelles règles de sécurité qui limitent le poids des cabanes de pêche, estime le directeur général de Contact Nature, Marc-André Galbrant.

Samedi, environ 200 personnes ont réservé leur emplacement sur le site de Grande-Baie, tandis que 300 personnes l’avaient fait l’an dernier. Pour le site de L’Anse-à-Benjamin, un peu plus de 300 personnes ont loué un emplacement, dimanche, une légère baisse par rapport à l’année précédente.

« Il y a un lien à faire [avec les nouveaux règlements], car les gens se posent beaucoup de questions. Ils sont inquiets, et ceux qui ont une grosse cabane veulent attendre pour voir comment ça va se passer, s’il va y avoir des changements ou s’il va y avoir un projet d’arrosage des glaces », a indiqué le directeur général de Contact Nature.

Rappelons qu’en raison de la nouvelle réglementation, les propriétaires des cabanes plus imposantes devront attendre que les glaces soient plus épaisses avant de procéder à l’embarquement. Si les plus petites cabanes pourront accéder aux sites sur une glace de 12 pouces d’épaisseur, les plus grosses devront attendre que le couvert glacé atteigne 13, 15 ou même 18 pouces dans certains cas.

De vrais mordus de pêche blanche ont campé devant le pavillon des croisières, à La Baie, dont certains depuis mercredi, en prévision de la prévente des emplacements des cabanes des villages de Grande-Baie et de L’Anse-à-Benjamin, en fin de semaine.

Populaire rue du Caplan

Année après année, toutefois, la popularité de la rue du Caplan ne se dément pas. Une quinzaine de personnes ont campé devant le pavillon des croisières, à La Baie, dont certains depuis mercredi, pour être certaines d’obtenir une place de choix sur le site de pêche de L’Anse-à-Benjamin.

La rue du Caplan est particulièrement prisée par les pêcheurs, en raison de la profondeur de l’eau du secteur, qui en ferait un site particulièrement favorable pour la pêche de l’éperlan. « Ce sont de vrais passionnés, de vrais mordus de pêche ! Ils veulent être certains de pouvoir choisir leur emplacement », a souligné M. Galbrant.

Les campeurs avaient installé quelques chaises en cercle, et se protégeaient du vent grâce à des barrières et des couvertures. Des chaufferettes d’appoint avaient même été installées.

Plus de stationnements

Après qu’il ait été annoncé que le nombre de véhicules stationnés sur les glaces serait limité, lors d’une rencontre d’information tenue à la fin du mois de novembre, la situation a été réévaluée. Il avait été annoncé que le nombre de véhicules serait limité à 112 pour Grande-Baie et à 92 pour L’Anse-à-Benjamin.

L’organisation a profité de la fin de semaine de prévente des emplacements pour annoncer la nouvelle. « Il va y avoir 185 stationnements pour Grande-Baie, et 150 pour L’Anse-à-Benjamin, a mentionné M. Galbrant. Nous voulons montrer que nous avons des mesures pour accommoder le plus possible les gens et préserver l’esprit de l’activité. »

Un projet de navettes est aussi étudié par l’organisme lors des jours d’événements et ainsi faciliter l’accès aux sites.

Les amateurs de pêche blanche peuvent réserver un emplacement tout au long de la saison auprès de Contact Nature. Entre 1000 et 1200 emplacements sont disponibles sur les différents sites de pêche blanche de la baie des Ha ! Ha !

Arrosage

Un autre élément à surveiller au cours des prochaines semaines est l’arrosage des glaces. Saguenay a fait part de cette possibilité et le directeur général de Contact Nature, Marc-André Galbrand, étudie la faisabilité du projet.

«L’objectif est de minimiser l’impact sur la saison pour les gens, a-t-il indiqué. C’est le gros projet dont tout le monde a hâte de voir si ça va fonctionner, moi le premier. Je suis assez optimiste, mais c’est un gros point d’interrogation. Ça fonctionne très bien à certains endroits, comme Sainte-Anne-de-la-Pérade (en Mauricie), mais les conditions ne sont pas les mêmes qu’à La Baie.»