Une première thèse virtuelle soutenue à l’UQAC

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Une première étudiante de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Marie-Ève Bolduc, a soutenu avec succès sa thèse de doctorat à la mi-mai en utilisant une plateforme de visioconférence.

Marie-Ève Bolduc se souviendra longtemps du 3 mars 2020. Ce jour-là, alors que la crise du coronavirus frappait à nos portes, elle a discuté avec son directeur de thèse, le professeur du département des arts et lettres, Luc Vaillancourt.

Le sujet de cette conversation était la date de la soutenance de son projet de doctorat, sur lequel elle travaille depuis quatre ans. L’étudiante a aussi appris qu’elle était enceinte cette date-là.

« Cette nouvelle a influencé ma décision de présenter mon doctorat virtuellement. J’ai voulu le faire le plus rapidement possible », explique Marie-Ève Bolduc, maintenant docteure en lettres.

Après des discussions, l’UQAC devant se préparer techniquement pour le projet, la doctorante a choisi le 14 mai pour présenter sa thèse, intitulée Approches mythocritiques du récit des origines dans Les enfants de l’Atlantide de Bernard Simonay et Troisième humanité de Bernard Werber suivi de Les dieux des éléments.

Marie-Ève Bolduc est la première étudiante de l’UQAC à avoir soutenu sa thèse de doctorat par visioconférence.

Marie-Ève Bolduc dresse un bilan positif de cette journée, avec le recul. Parmi les points positifs de présenter son doctorat virtuellement, un exposé qui dure entre trois et quatre heures, elle indique qu’il peut être moins intimidant de parler devant un écran que devant un public. Utiliser la visioconférence a aussi permis à certains de ses proches d’assister à cette étape charnière de sa vie, le public pouvant se connecter à la présentation, qui est une véritable performance.

Mais cet avantage présente aussi un inconvénient. « Une fois que j’ai eu réussi, je n’ai pas pu fêter avec ma famille et mes amis. Tout le monde a regardé ça à distance », précise celle qui s’est intéressée aux mythes de l’origine de l’homme.

La thèse de Marie-Ève Bolduc a été soutenue devant plusieurs professeurs, dont Cynthia Harvey de l’UQAC, Sabrina Vervacke de l’Université Laval et Hélène Marcotte de l’UQTR. La doyenne des études à l’UQAC, Manon Doucet, était aussi présente.

Devenir écrivaine

Maintenant que cette étape est presque terminée dans sa vie, elle déposera le texte de son doctorat vers la fin juillet, Marie-Ève Bolduc veut se consacrer à sa carrière d’écrivaine.

Son doctorat comprenait d’ailleurs l’écriture d’un roman. « Je l’ai envoyé à des éditeurs. J’ai reçu plusieurs réponses. Il n’a pas encore été accepté, mais on me donne de bons commentaires ».

Celle qui a reçu plusieurs bourses d’études pendant son parcours scolaire se mettra aussi prochainement à l’écriture d’un nouveau projet, une trilogie post-apocalyptique.

« Mon mari s’intéresse à l’univers de Donjons et Dragons. Il a toujours eu une idée d’histoire dans la tête, mais n’a jamais été capable de l’écrire. C’est quelque chose que l’on va faire ensemble », lance-t-elle.