Tous les conseillers jonquiérois avaient un masque en la possession, mais ils l’ont tous retiré pendant la séance d’arrondissement.
Tous les conseillers jonquiérois avaient un masque en la possession, mais ils l’ont tous retiré pendant la séance d’arrondissement.

Une première depuis le mois de mars pour les élus de Jonquière

Pour la première fois depuis le 10 mars, les conseillers de Jonquière étaient réunis dans un même endroit pour une séance du conseil d’arrondissement, mardi soir, à la salle Pierrette-Gaudreault du Centre culturel du Mont-Jacob. Malgré un ordre du jour plutôt banal, l’assemblée n’avait rien d’ordinaire.

Les villes et municipalités ont récemment reçu la permission de se réunir à nouveau pour les conseils et réunions. À Saguenay, ce sont les élus de Jonquière qui ont eu l’honneur de briser la glace, dans une salle Pierrette-Gaudreault reconfigurée pour les raisons que l’on connaît. Un maximum de 50 personnes pouvaient être accueillies, ce qui était finalement bien suffisant pour une séance du conseil en plein mois de juillet.

À l’entrée du Centre culturel du Mont-Jacob, le port du masque n’était pas obligatoire, mais fortement recommandé. Un agent de sécurité a également demandé au journaliste et à la photographe du Quotidien s’ils ressentaient des symptômes grippaux. Dans la salle, plusieurs sièges de la salle étaient condamnés afin de faire respecter la distanciation physique. Seulement deux citoyens étaient présents, donc pas de souci à ce niveau.

Chez les conseillers, tous avaient un masque en leur possession, qu’ils ont enlevé après avoir pris place et ont remis avant de quitter. Chaque élu était assis à une table différente, à une distance de deux mètres, à l’exception de la présidente d’arrondissement, Julie Dufour, flanquée, aussi à une distance raisonnable, de l’assistante-greffière, Me Marie-Ève Boivin, et de la directrice d’arrondissement, Sonia Simard. Le conseiller Jean-Marc Crevier était absent pour une raison autre que sanitaire, nous a-t-on dit.

Chaque conseiller de Jonquière était assis à une table différente, à l’exception de la présidente d’arrondissement, Julie Dufour, flanquée de l’assitante-greffière, Me Marie-Ève Boivin, et de la directrice d’arrondissement, Sonia Simard.

Du bon et du moins bon
Heureux de pouvoir se retrouver à nouveau, les conseillers interrogés au terme de la séance s’entendaient tous pour dire que les derniers mois auront permis de constater certaines choses. Il n’y a rien de mieux que le contact direct pour une communication efficace avec les citoyens, mais les différentes technologies ont fait leurs preuves, notamment pour les nombreuses réunions de comités ou autre.

«Oui, ç’a été plus difficile d’être en contact avec les citoyens, surtout au début [du confinement], mais pour les réunions via Zoom, je trouve qu’on était beaucoup plus efficaces, a noté le conseiller Carl Dufour. Globalement, il y avait moins de pertes de temps.»

Rappelant que la pandémie n’était pas encore derrière nous et qu’un reconfinement demeure possible, les élus ont convenu que certains types de rencontres pouvaient continuer à se faire de façon virtuelle, même si dans d’autres cas, il valait mieux se réunir.

«Pour les aspects décisionnels et de brassage d’idées, c’est plus simple de le faire en personne», a repris Kevin Armstrong.

La salle Pierrette-Gaudreault a été adaptée afin que les citoyens présents respectent la distanciation physique. Des sièges ont ainsi et condamnés pour assurer un espace nécessaire. Finalement, seulement deux citoyens se sont présentés à l’assemblée publique.

«On s’est aperçu qu’il y avait eu plus de requêtes et que certains dossiers avaient pris plus d’ampleur que d’habitude, notamment la vitesse [dans les quartiers], a pour sa part résumé Julie Dufour. Il y avait peut-être un peu moins de patience et je pense qu’on l’est tous un peu moins, mais de façon générale, on a eu une belle courtoisie.»

Finalement, Jimmy Bouchard a confirmé les dires de sa collègue Julie Dufour en mentionnant que l’ajout de canaux de communication pour effectuer des requêtes, entre autres, soit par courriel ou téléphone, offrait une valeur ajoutée. «Dans le dernier mois, je pense que certains citoyens avaient hâte de reprendre contact avec les élus, a-t-il observé. Pour les consultations publiques, il serait intéressant de conserver les moyens de communication physique et électronique.»