Une population vieillissante

En dépit du fait que le Saguenay-Lac-Saint-Jean ait enregistré un plus grand nombre de naissances que de décès en 2015-2016, la région a subi les plus importantes pertes depuis la dernière décennie en raison du déficit migratoire avec les autres régions du Québec. Les pertes sont particulièrement importantes chez les jeunes adultes, ce qui contribue à augmenter le vieillissement de la population.

Il s’agit là des points saillants du dernier bilan démographique publié mardi par l’Institut de la statistique du Québec pour l’esemble de la province et les régions.

Selon les données provisoires compilées, le 1er juillet 2016, la région comptait 277 200 habitants, soit à peu près le même niveau qu’en 2011, ce qui correspond à un taux d’accroissement annuel moyen nul.

Ces données constrastent avec la période 2006-2011, alors que le bilan démographique faisait état d’un accroissement de près de 3000 personnes.

Ce sont les pertes migratoires avec les autres régions qui expliquent la baisse de population. 

Les pertes se situaient à 1000 personnes en 2016, le résultat le plus défavorable en dix ans. 

Les pertes ne sont pas aussi importantes qu’à la fin des années 1990 et au début des années 2000 alors que le déficit annuel dépasait les 2000 personnes. Les pertes les plus marquées se font chez les 15 à 29 ans.

Les migrations interprovinciales et internationales ont un effet négligeable sur le bilan régional. Il résulte de tous ces phénomènes que la population régionale est plus âgée que celle de l’ensemble du Québec. 

La part des 65 ans et plus (21 %) y est plus importante que celle des moins de 20 ans (19,3 %). L’âge médian de 46,6 ans en 2016 figure parmi les plus élevés du Québec.

Un point positif réside dans le fait que la fécondité de la région est un peu plus élevée que la moyenne québécoise avec un indice de 1,71 enfant par femme en 2016.

Province

La population du Québec a augmenté de 68 500 personnes en 2016, pour atteindre 8,4 millions d’habitants. 

Le taux d’accroissement annuel est de 8,2 pour mille (0,82 %), comparativement à 6,0 pour mille en 2015. Le rythme de la croissance s’est accéléré en 2016, alors qu’il avait graduellement ralenti depuis le sommet de 11,0 pour mille enregistré en 2009. 

L’accroissement naturel est de 22 800 personnes (naissances moins décès) et l’accroissement migratoire est de 33 600 personnes (en combinant les entrées et les sorties internationales et interprovinciales).

À cela s’ajoute une hausse de 12 100 résidants non permanents. Les données des six premiers mois de l’année 2017 montrent que l’accélération de la croissance démographique se poursuit.

Prénoms

Selon la Banque de prénoms de Retraite Québec, Emma est le prénom le plus souvent donné aux filles nées en 2016. Viennent ensuite Léa, Olivia, Alice, Florence et Zoé. 

Chez les garçons, William est en tête du palmarès. Viennent ensuite Thomas, Liam, Nathan, Félix et Jacob.