Les professeures Nadia Cody, Manon Doucet et Sandra Coulombe, ainsi que le chargé de cours et agent de liaison Ugo Collard-Fortin, sont à l’origine du projet de plateforme d’accompagnement pour futurs et nouveaux diplômés en enseignement.
Les professeures Nadia Cody, Manon Doucet et Sandra Coulombe, ainsi que le chargé de cours et agent de liaison Ugo Collard-Fortin, sont à l’origine du projet de plateforme d’accompagnement pour futurs et nouveaux diplômés en enseignement.

Une plateforme Web pour soutenir les nouveaux et futurs enseignants

Trois professeures du Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont obtenu un montant de 573 845$ pour la mise en place d’une plateforme Web qui vise à soutenir les enseignants en formation et en début de carrière. Le projet TrEnsForma (TRansition pour les ENSeignants et les enseignantes en FORMAtion) verra le jour dès janvier 2021.

L’UQAC mène le projet développé en collaboration avec l’Université du Québec en Outaouais, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l’Université du Québec à Trois-Rivières, l’Université du Québec à Rimouski et l’Université de Sherbrooke. La subvention, étalée sur deux ans, a été octroyée dans le cadre des projets inédits en sciences de l’éducation du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Le projet met en valeur la collaboration entre les universités et les milieux, au profit des futurs et nouveaux diplômés en enseignement de tous les secteurs d’éducation. Il s’adresse donc autant à ceux qui se concentrent sur le préscolaire primaire, qu’à ceux qui se dirigent vers l’enseignement au secondaire ou au professionnel. Il a été mis sur pied par Nadia Cody, professeure au Département des sciences de l’éducation et directrice du Module d’éducation au préscolaire et d’enseignement primaire de l’UQAC, Manon Doucet, professeure au Département des sciences de l’éducation et doyenne des études, et Sandra Coulombe, professeure titulaire en enseignement professionnel de l’UQAC.

«On veut réunir le milieu de pratique et l’université, pour rapprocher encore plus la théorie de la pratique et travailler en collaboration», explique Manon Doucet.

L’objectif consiste à offrir un accompagnement professionnel aux étudiants en formation en enseignement, en situation de suppléance ou de dépannage occasionnel dans les écoles, ainsi qu’à ceux qui sont en situation d’insertion professionnelle. Pour ce faire, la plateforme offrira des activités de mentorat, de coformation (discussion, communauté de pratique en ligne), de formations (conférences, ateliers, colloques) et une bibliothèque virtuelle.

La plateforme, qui s’adaptera au besoin des utilisateurs, proposera cinq types d’activités pour chacun des grands thèmes qui y seront abordés. Un étudiant qui éprouverait des problèmes de gestion de classe pourrait, par exemple, y trouver des conseils, des articles, des échanges ou des formations sur le sujet.

«On voudrait pérenniser la plateforme et les dispositifs. On voudrait qu’elle devienne une référence incontournable», souligne Manon Doucet.

Grâce à la plateforme, les initiatrices du projet espèrent une plus grande rétention des étudiants en formation et en insertion professionnelle. Elles souhaitent aussi favoriser l’échange et le réseautage, créer une plus grande synergie entre les différents intervenants du milieu de l’éducation et valoriser la profession.

«Il y a beaucoup d’abandons. Contrairement aux autres milieux, où les seniors se voient confier les plus gros défis, ce sont souvent les pus jeunes qui ont les classes les plus difficiles. Quand, dans une profession, on peut être soutenus, c’est plus facile», estime Manon Doucet.

La plateforme est née d’un besoin présent chez les étudiants et dans le milieu.

Au cours des deux dernières années, un montant accordé par le Consortium régional de recherche en éducation a permis de définir des stratégies en collaboration avec les différentes commissions scolaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

«Quand on a démarré avec le consortium, on devait évaluer nos programmes. Même si l’UQAC est renommée pour ses partenariats, on demandait de rapprocher encore plus le milieu. On a réuni les étudiants de tous les programmes, et ç’a été une année riche en apprentissages», assure Nadia Cody.

«On voulait continuer et les projets inédits du ministère sont arrivés», ajoute Sandra Coulombe.

La plateforme sera finalisée au cours de l’automne pour une utilisation dès janvier 2021. Le programme s’adresse principalement aux enseignants au cours de leurs cinq premières années dans le milieu. «On pense peut-être aussi à développer un volet pour les enseignants plus expérimentés, pour leur donner du pushing quand ils en ont besoin», souligne Manon Doucet.