Marc Maltais (conseiller régional FTQ), Liette Boudreault (CSN) et Yves Tremblay (Syndicat des Métallos) ont fait signer la pétition entre 10h et 14h, samedi, à l’entrée du SAQ Dépôt du boulevard Talbot à Chicoutimi.

Une pétition pour une consigne dans les SAQ

Différents militants syndicaux s’unissent pour faire signer une pétition visant à instaurer une consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux vendues dans les Sociétés des alcools du Québec (SAQ).

Samedi, Liette Boudreault, affilié à la CSN, Marc Maltais, conseiller régional de la FTQ, et Yves Tremblay, du Syndicats des Métallos, étaient installés à l’entrée de la SAQ Dépôt du boulevard Talbot à Chicoutimi, entre 10h et 14h. En plus de divulguer de l’information, ils invitaient les gens à signer la pétition Je signe pour la consigne, afin qu’une consigne soit instaurée sur les bouteilles qui sont vendues dans les SAQ du Québec.

Marc Maltais a fait savoir que la province était l’une des seules au pays où le verre n’est pas recyclé via un système de récupération établi. Il est permis de mettre ses bouteilles dans le bac bleu, mais lorsqu’elles sont cassées, elles deviennent inutilisables.

«C’est la deuxième année qu’on fait une activité d’information, a expliqué le conseiller régional de la FTQ. C’est une forme d’éducation populaire. On trouve que ça n’a pas de bon sens qu’en 2017, il y a encore 218 millions de bouteilles qui ne sont pas recyclées, ce qui provoque notamment des problèmes environnementaux. On importe du verre des États-Unis, ce qui inimaginable. Dans la production du verre, ça crée des gaz à effets de serre, alors qu’on la jette ici. Seulement 14 pour cent des bouteilles mis au recyclage vont être recyclées, ce qui n’a pas de bon sens.»

Plusieurs citoyens ont apposé leur signature à la pétition Je signe pour la consigne.

Les syndicalistes aimeraient qu’une consigne soit instaurée par la SAQ, qui pourrait ensuite être créditée sur la carte fidélité Inspire. Les instances gouvernementales ont également leur travail à faire, car il n’y existe aucun mécanisme de récupération du verre au Québec. En ce sens, une autre pétition sera lancée sur les réseaux sociaux dans les prochaines semaines, qui sera ensuite redirigée à l’Assemblée nationale.

«Les gens sont très surpris d’apprendre que très peu de verre soit recyclé, a exprimé Liette Boudreault. Moi-même, je pensais avoir la conscience tranquille en jetant ma bouteille de vin dans le bac de récupération, mais avec la contamination, ça prend finalement le chemin des sites d’enfouissement.»

En plus du magasin de Chicoutimi, l’activité Je signe pour la consigne avait lieu dans une vingtaine de SAQ du Québec.