La famille de Garfield souhaite faire changer un règlement pour que leur chat retrouve sa liberté.

Une pétition pour les chats en liberté

Le 24 octobre dernier, à la suite d’une plainte d’un voisin, Monique Jean apprenait, de la voix d’un policier envoyé chez elle, qu’un règlement de Saguenay lui interdisait d’envoyer ses chats dehors, sans surveillance. Elle a depuis lancé une pétition.

Trois autres voisins ont reçu cet avis, mais ces derniers envoient toujours leurs chats dehors en liberté, car les bêtes n’auraient pas causé de dommage sur le terrain du plaignant. Quant à Mme Jean, ses deux chats ne vont plus dehors sans surveillance depuis ce temps. C’est sa fille Christine Keil qui s’occupe de promener Brownie et Garfield munis de laisses et de harnais.

Monique Jean et son ami, Claude Michaud, ont déposé une pétition dans quelques commerces du Saguenay pour faire changer la réglementation municipale concernant les chats en liberté.

« Nous avons besoin de l’appui de la population afin de faire modifier les articles 23 et 24 du règlement municipal concernant les animaux sur le territoire de Saguenay. Nous désirons faire changer le mot “animal” pour le mot “chien” », souligne Mme Monique qui souhaite redonner la liberté à ses deux chats de 15 ans.

La principale inquiétude de cette dame repose sur ce risque de recevoir une contravention si son chat Garfield est vu dehors. « Le policier nous a dit que si notre chat sortait, même une fois, on aurait une amende de 179 $. Je voudrais abolir cette clause parce qu’un chat, dès qu’une porte ouvre, risque de se faufiler », poursuit la dame.

Une fois terminée, la pétition devra être envoyée au cabinet de la mairesse, Josée Néron, et à la greffière Caroline Dion. Par la suite la pétition fera son chemin à l’interne. Pour être accepté, ce changement ne doit pas générer de nouveaux problèmes ou avoir un impact sur d’autres articles. Par exemple, si on remplace le mot animal par le mot chien, on laisse le champ libre à tous les autres animaux domestiques d’errer librement sur le territoire…

Saguenay n’est pas la seule ville à appliquer un règlement interdisant les chats en liberté quand survient une plainte. La plupart des régions du Québec ont des règlements qui s’adressent à tous les animaux domestiques. Par exemple, dans la région de Trois-Rivières, on dit qu’un animal (en parlant de tous les animaux domestiques) qui se trouve sur un terrain privé sans le consentement du propriétaire ou de l’occupant de ce terrain constitue une infraction.

La pétition lancée par Mme Jean et M. Michaud se retrouve chez Metro Arvida, Animalerie Jonas, Clinique vétérinaire Arvida, Clinique vétérinaire Jonquière et Marché animal de Chicoutimi.

Recommandations

Il faut savoir que le chat envoyé dehors, sans surveillance, fera face à plusieurs dangers mettant en péril sa vie. C’est dans cette optique de protection que la plupart des propriétaires de chats de race n’envoient pas leurs bêtes dehors. Les dangers peuvent être au niveau de l’intolérance des voisins, les dangers de la route, les prédateurs, les maladies, etc. Sans compter qu’il peut aussi se faire voler ou être déporté dans un autre secteur. De plus, advenant le cas d’un changement au niveau du règlement, il faudrait absolument obliger que le chat envoyé dehors soit stérilisé et identifié à l’aide d’un collier ou d’une micropuce.

Solutions

Il existe quelques trucs pour repousser les animaux indésirables qui s’aventurent sur votre terrain. Les boules à mites, les tranches d’agrumes et les plantes du géranium-citron disposées dans des endroits stratégiques, comme les plates-bandes, sont des répulsifs naturels contre les chats. Travaillant pour la sécurité des chats, Mélanie Fillion, du groupe Rescapés Poilus de Sag/Lac, recommande plutôt aux propriétaires de chats de faire un « catio » à leur animal. C’est-à-dire un petit abri sécuritaire, accessible par une fenêtre. Son nom provient de l’anglais « cat patio ».