Éric Girard, député de Lac-Saint-Jean

Une pétition pour favoriser le don d’organes

Avec l’aide d’Éric Girard, le député de Lac-Saint-Jean, Fabrice Tremblay, un résidant de Lamarche qui a reçu une greffe de rein, a déposé une pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour instaurer le don d’organes présumé. Le but : augmenter le nombre de dons d’organes au Québec pour sauver des vies.

Atteint d’une maladie de naissance dégénérative, Fabrice Tremblay a connu des problèmes de santé depuis sa tendre enfance. À peine âgé de 15 ans, sa fonction rénale était déjà critique. Heureusement, son père a pu lui faire don d’un de ses reins, lui sauvant la vie. « Ç’a changé ma vie du tout au tout, estime le Lamarchois de 38 ans. Sans ce don, je serais mort à 16 ou 17 ans. »

Malgré des rendez-vous réguliers à l’hôpital, l’homme mène une vie normale depuis 23 ans. Jadis employé municipal, il vient de compléter une attestation d’études collégiales en logistique et transport au Cégep de Chicoutimi. Il rêve maintenant de créer sa propre PME... si son foie tient bon, car l’espérance de vie d’un organe est estimée à 25 ans.

Au Québec, 805 personnes étaient en attente d’une greffe en 2018. Et même si 497 transplants ont été faits, 28 personnes en attente d’un organe sont décédées. Sans compter la souffrance des autres qui demeurent sur la liste d’attente.

Pour changer ces statistiques et sauver des vies, Fabrice Tremblay a voulu faire sa part.

« J’ai décidé d’approcher mon député, Éric Girard, pour présenter une pétition sur le site de l’Assemblée nationale, explique-t-il. Je propose de changer la loi pour instaurer le don d’organes présumé. Quand une personne décède, on pourrait prélever ses organes par défaut, à moins qu’elle ait signé sa carte. »

Autrement dit, il veut inverser le fardeau de la preuve, car pour l’instant, une personne doit signer sa carte d’assurance maladie si elle veut faire le don de ses organes lors de son décès. Et encore là, rien n’est garanti que les organes seront donnés, car la famille peut refuser un tel don.

En avril dernier, la Nouvelle-Écosse a été la première province au pays à faire un tel changement avec la loi 133.

Pour l’instant, Éric Girard préfère garder une certaine réserve et préfère ne pas prendre position sur cet enjeu éthique.

« Je félicite Fabrice pour son implication, dit-il. Sa démarche est intéressante et c’est mon rôle d’amener les demandes des citoyens à l’Assemblée nationale. »

En plus de mobiliser son député, Fabrice Tremblay a aussi parlé de son projet à Sylvain Gaudreault, du Parti québécois, qui a offert sa collaboration.

Les citoyens ont jusqu’au 8 janvier 2020 pour signer la pétition. Au printemps, Éric Girard déposera officiellement les résultats de la pétition à l’Assemblée nationale.