Une manifestation avait eu lieu avant le début d’une séance du BAPE, en septembre. mettant en vedette les partisans du projet Énergie Saguenay et ceux qui s’y opposent.
Une manifestation avait eu lieu avant le début d’une séance du BAPE, en septembre. mettant en vedette les partisans du projet Énergie Saguenay et ceux qui s’y opposent.

Une parade en voiture pour appuyer le projet de GNL Québec à Saguenay

Ismael Raymond
Ismael Raymond
Le Quotidien
Un regroupement citoyen organise un événement public ce samedi sous forme d'une parade automobile pour signifier son accord avec le projet Énergie Saguenay de GNL Québec, pour lequel la deuxième partie des audiences publiques du BAPE se tiendra le 26 octobre, mais de manière virtuelle.

« Venez manifester votre intérêt au projet GNL Saguenay dans le confort de votre véhicule, bien au chaud, à l’abri des intempéries et du (sic) COVID », est-il écrit sur l’événement Facebook actuellement en ligne. Les organisateurs indiquent également que des drapeaux « J’approuve GNL » seront mis en vente sur place et que les profits amassés seront remis à une oeuvre caritative. Toujours selon les informations disponibles en ligne, chaque participant à la parade recevra un arbre et « des crédits carbone seront achetés pour combler la totalité des GES émis lors de l’évènement ».

Le convoi partira du Faubourg Sagamie le samedi 17 octobre à 13h via l’autoroute 70 et se dirigera vers la base de Bagotville pour emprunter par la suite le chemin de la Grande Anse afin de finalement aboutir aux installations de Port de Saguenay, est-il indiqué. Le regroupement veut ainsi « envoyer un message fort au BAPE tout en interpellant les investisseurs et les politiciens », peut-on lire sur leur site Internet, où la population est invitée à transmettre un mémoire dans le cadre de ces audiences.

Demande de report du BAPE

Pour leur part, quatre organismes de la région se joignent à la Coalition Fjord pour demander un report de la deuxième partie des audiences publiques du BAPE sur le projet de GNL Québec. Le Conseil régional de l’environnement et du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CREDD), EURÊKO!, l’Organisme de bassin versant du Saguenay et le Comité ZIP Saguenay-Charlevoix estiment eux aussi, pour trois raisons, que plus de temps devrait être accordé avant la reprise des consultations.

Dans un communiqué transmis aux médias, ils avancent que trop de questions soumises à la commission du BAPE demeurent sans réponse pour que les citoyens et organisations puissent rédiger un mémoire rigoureux et complet avant la date limite du 22 octobre. Ils ajoutent que le fait que la deuxième partie se fera seulement en ligne décourage la participation citoyenne, « considérant que ce n’est pas tout le monde qui ait les compétences et l’accès à des équipements informatiques » et qu’une partie de la population n’aurait pas encore accès à Internet.

Finalement, ils s’entendent pour dire que le contexte de la pandémie « peut être à l’origine de nombreuses inquiétudes, d’un important stress et d’une augmentation de la charge mentale d’une grande partie de la population, ce qui limite le temps et l’énergie pouvant être alloués à toute activité non liée à assurer sa propre sécurité ».