Walmart n’a plus rien à voir avec l’immeuble qu’il occupait autrefois sur le boulevard René-Lévesque, près de la sortie de l’autoroute 70. Le géant du commerce au détail n’a, en fait, jamais été propriétaire des actifs, détenus par SmartCentres, spécialisée dans la location d’espaces commerciaux.

Une offre concrète sur la table

Des négociations sérieuses sont en cours pour la vente de l’ancien Walmart de Jonquière, a appris Le Quotidien.

Selon des informations obtenues auprès d’une source digne de foi, SmartCentres souhaite obtenir plus de 4 millions $ pour la bâtisse et le terrain situé devant. L’entreprise détient aussi les immeubles où logent Yellow, EB Games et Tim Hortons, de même que l’ancien Bureau en gros. La valeur totale de ces actifs oscille autour de 10 millions $. 

Il n’est pas possible de dire de quel domaine d’activité l’acquéreur potentiel est issu, mais il s’agirait d’un acheteur sérieux qui a déjà lorgné le Walmart par le passé.

Plus dans le décor

Walmart n’a plus rien à voir avec l’immeuble qu’il occupait autrefois sur le boulevard René-Lévesque, près de la sortie de l’autoroute 70. Le géant du commerce au détail n’a, en fait, jamais été propriétaire des actifs, détenus par SmartCentres, spécialisée dans la location d’espaces commerciaux. La compagnie, dont le siège social est situé à Toronto, s’est associée avec Walmart pour de nombreux magasins. 

Il y a trois ans, soit 12 ans après avoir mis la clé sous la porte de la succursale jonquiéroise, Walmart s’est dissociée de l’immeuble sur René-Lévesque, dont elle assumait toujours les coûts d’entretien et de chauffage, tout comme les taxes municipales.Ce montant, avons-nous appris, totalise 300 000$ annuellement. Depuis 2015, c’est SmartCentres qui paie la note. Une goutte d’eau dans l’océan pour cette entreprise qui détient des immeubles commerciaux partout dans le monde. 

Plusieurs offres d’achat ont été soumises depuis la fermeture. Il a même été question d’y implanter le centre d’appel de Nordia. Les offres, toutes jugées insuffisantes, ont été refusées. Il faut préciser que la bâtisse, construite spécifiquement pour les besoins de la chaîne, ne peut convenir à n’importe quel usage en raison de la présence de poutres aux dix pieds à l’intérieur. Au moins un million de dollars en investissements sont nécessaires pour remettre en ordre l’immeuble placardé depuis 2005.

Ère Jean Tremblay

Au cours de l’ère Jean Tremblay, le développement du secteur autrefois ciblé pour y créer un mégacentre n’a pas été privilégié. La priorité a plutôt été accordée à la revitalisation du centre-ville de Jonquière, où des projets comme la nouvelle bibliothèque ont notamment vu le jour. L’existence d’un règlement de zonage contraignant a aussi mis des bâtons dans les roues, affirme une source. 

Selon les informations fournies par Promotion Saguenay, les classes d’usage aujourd’hui permises dans ce secteur sont : commerce de détail général, divertissement commercial (avec ou sans lieu de rassemblement), commerces d’hébergement et de congrès, commerces de restauration, centre commercial, commerce de grande surface et parcs, terrains de jeux et espaces naturels. Parmi les usages spécifiquement autorisés figurent la vente au détail de motocyclettes, de motoneiges et leurs accessoires, de véhicules récréatifs et de roulottes de tourisme. Ces éléments ont été ajoutés pour permettre au commerce Harley Davidson de s’y établir. Les usages spécifiquement exclus sont la vente au détail de boissons alcoolisées et la vente de produits issus de la culture du cannabis.

Centre multisport

Comme le précisait Le Quotidien de mardi dernier, aucune discussion n’a eu lieu entre Saguenay et SmartCentres pour les terrains du Walmart dans le cadre de projet de construction d’un centre multisport (soccer dôme). La famille Galichan a été la seule à proposer un terrain à la Ville dans le secteur du «Power Center». L’administration municipale a payé 2,4 millions pour les actifs. Il s’agit de terrains qui lui appartenaient déjà et qui ont été cédés aux Galichan pour une bouchée de pain au tournant des années 2000. L’entreprise les a ensuite revendus à fort prix.