Victoria a bien grandi et est aujourd’hui âgée de 6 ans et demi.
Victoria a bien grandi et est aujourd’hui âgée de 6 ans et demi.

Une marche virtuelle pour les bébé prématurés

Mariane Guay
Le Quotidien
Lorsque sa jeune fille Victoria est née prématurément, il y a six ans, Karine Gagnon a été soutenue par l’organisme Préma-Québec qui offre des soins en néonatalité dans plusieurs régions du Québec, dont le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Depuis, elle s’implique lors de La Marche pour les Prématurés, organisée annuellement dans chaque région par Préma-Québec. Cette année, la marche sera virtuelle, mais Karine Gagnon a bien l’intention de participer à l’événement afin d’amasser des dons.

Karine Gagnon fait partie du comité organisateur de la marche de Chicoutimi depuis quelques années et désire faire connaître la cause dans la région, elle qui a vécu l’expérience de mettre au monde un enfant prématuré avec la naissance de sa fille Victoria. « Préma-Québec, je trouve qu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean c’est comme moins connu et je veux faire connaître la cause surtout au Saguenay, et faire connaître l’organisme », lance-t-elle.

En 2020, Préma-Québec mise sur le Parcours de l’espoir dans le but d’amasser un montant de 60 000 $. Durant la période du 5 août au 5 septembre, la population est invitée à s’inscrire à la marche virtuelle au coût de 30 $. Plus les dons s’accumuleront, plus un incubateur virtuel gagnera du terrain afin de parcourir les principales régions du Québec. L’incubateur virtuel est parti de Longueuil mercredi, et devrait être au Saguenay le 17 août, avant de continuer sa route vers Rimouski. Lors de la journée québécoise des enfants prématurés, le 5 septembre, les gens seront invités à marcher dans leur cour afin de soutenir la cause. Il est possible de suivre la progression de l’incubateur sur le site Web de Préma-Québec.

La jeune fille de Karine Gagnon, Victoria, est née à 33 semaines de grossesse.

Karine Gagnon apprécie la nouvelle formule de la marche qui permet, selon elle, de rapprocher les régions. « Je trouve que l’incubateur, c’est une bonne idée. Il se promène pour rassembler toutes les régions derrière une même cause et faire un lien. Je trouve que ça ramène tout le monde ensemble », mentionne-t-elle.

La néonatalité dans la région

« On veut surtout que la population du Saguenay, et aussi du Lac-Saint-Jean, sache à quel point c’est important de soutenir un organisme qui offre des services aux familles de votre région », souligne la fondatrice et directrice générale de Préma-Québec, Ginette Mantha. Selon ses chiffres, des 2500 naissances répertoriées chaque année par le centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, 8 % sont des naissances prématurées, ce qui équivaut à 200 bébés prématurés annuellement.

Mme Mantha tient à mentionner que les sous amassés lors de cet événement contribueront efficacement à aider les familles saguenéennes et jeannoises des bébés nés prématurément. « Quand une famille du Saguenay, une famille de Dolbeau, une famille de Roberval ou de La Doré se retrouve quatre mois à Québec, ce sont les sous amassés par Préma-Québec dans ces événements-là, qui vont permettre de payer un peu d’essence, leur tire-lait, etc. Ce sont des hospitalisations qui durent longtemps », fait-elle remarquer. Elle rappelle également que les bébés prématurés ne sont pas traités seulement dans les grands centres. « Quand le bébé va bien et qu’il est rendu à 32 ou 33 semaines et qu’il lui reste 4 ou 5 semaines d’hospitalisation, c’est important qu’il puisse retourner dans sa région. »

La présidente de Préma-Québec, Ginette Mantha, dans la vidéo de lancement de la marche.

Dans la région, Préma-Québec offre des soins à l’unité néonatale de niveau 2 située à Chicoutimi, qui permet d’accueillir les prématurés nés à la 33e semaine ou après.

« Pour nous, au Saguenay, c’est certain que c’est encore plus important de connaître Préma-Québec, parce qu’il y a des frais et dans le contexte actuel, il y a en plusieurs qui ont perdu leurs emplois. Puis normalement, un prématuré c’est tout le temps inattendu, donc c’est bien de connaître la cause », conclut Karine Gagnon, la maman de Victoria, née à 33 semaines de grossesse.