Barbara Simard a reçu l’aide de l’agente de développement au CJE Lac-Saint-Jean-Est, Claudia Boudreault (à droite), pour s’inscrire au concours «Mon boss, c’est le meilleur». À gauche, la chargée de projet Manon Renaud supervisait le tout.

Une lumière positive sur les employeurs

Cette fois-ci, ce sont les employeurs avec les bonnes pratiques pour la persévérance scolaire qui seront célébrés alors que le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS), en collaboration avec les carrefours jeunesse-emploi (CJE), a lancé mardi le concours « Mon boss, c’est le meilleur ».

Le lancement s’est fait dans les locaux du CJE de Saguenay dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire.

Le concours se déroule exclusivement sur Internet. En effet, les CJE utiliseront différentes publications pour promouvoir le concours sur Facebook et Instagram. Pour participer, les jeunes âgés de 15 ans et plus sont appelés à s’inscrire, d’abord eux-mêmes, et leur employeur en écrivant son nom en commentaire de la publication. Par la suite, ils devront également remplir un formulaire d’inscription sur le Web, pendant la durée du concours, soit du 12 février au 15 mars. Une carte-cadeau d’une valeur de 100 $ sera offerte au gagnant par territoire de CJE. Les employeurs seront eux invités à devenir des modèles positifs.

Le président du conseil d’administration du CJE Saguenay pour l’arrondissement de Jonquière, Yvon Gagnon, a indiqué que le concours prenait toute son importance dans un climat où la rareté de main-d’œuvre frappe bien des domaines.

« Les employeurs ont beaucoup à gagner en mettant en place des bonnes pratiques », a-t-il expliqué, ajoutant qu’avec une bonne réputation transmise par le bouche-à-oreille chez les jeunes, les entreprises pourront recruter plus facilement.

Pour sa part, Pascal Lévesque, professionnel en intervention en persévérance scolaire au CRÉPAS, était heureux de présenter la situation sous un visage positif. La semaine passée, lors du Cercle de presse du Saguenay, il avait révélé qu’un employeur avait téléphoné dans une polyvalente pour demander la liste des décrocheurs potentiels. « Déjà on marque le pas et on fait un mouvement inverse. On fait un geste positif », a-t-il mentionné.

À la toute fin de la conférence de presse, une jeune travailleuse est devenue la première participante officielle. La jeune Barbara Simard a inscrit son employeur, le Mont-Bélu, comme étant un exemple de conciliation études-travail.

Fait amusant, et comme le veut la nature des réseaux sociaux, le deuxième message inscrit sur la publication était celui d’une gérante d’un commerce qui avait « taggué » ce qui semblait être des employés pour qu’ils inscrivent l’entreprise.

Barbara Simard avait reçu l’aide de l’agente de développement au CJE Lac-Saint-Jean-Est, Claudia Boudreault, pour s’inscrire. Elle et ses collègues constateront les entreprises qui sortiront le plus souvent. « On va se déplacer et on va aller valider les bonnes pratiques », a-t-elle expliqué.

Parmi les bonnes manières, elle donnait comme exemple simple « de fournir les horaires à l’avance, dans la mesure du possible, au moins une semaine à l’avance ».

Sa collègue, la chargée de projet Manon Renaud, a fourni un exemple inverse. « Un employeur peut demander à son employé de finir l’école plus tôt. Ça arrive fréquemment. Au secondaire, ils peuvent notamment partir à la fin de la 3e période. C’est fréquent au secondaire », a-t-elle raconté.

Présente au lancement, la députée fédérale de Jonquière, Karine Trudel, disait à la blague, en entrevue avec Le Quotidien, qu’elle aimerait être inscrite au concours. Une étudiante au baccalauréat avait fait son stage avec elle l’été dernier. Elle est depuis revenue comme employée. « Elle travaille 20 heures par semaine et on a adopté son horaire à ses cours », a dévoilé la représentante du Nouveau Parti démocratique.