Le groupe sur la ligne de départ, au parc national de la Pointe-Taillon.

Une journée de réajustement et d’entraide

Autant l’hiver que l’été, le lac Saint-Jean réserve des surprises. Même une belle journée en kayak au soleil peut se terminer de façon précipitée avec la venue de « gros moutons ». Comme le vent est souvent de la partie, j’avais prévu le pire. Surtout que cette expédition sur le Piékouagami est ma première expérience en camping hivernal.

Question de prévoir tout inconfort, j’avais mis dans mes bagages tous mes vêtements les plus chauds, en polar et en laine notamment, en plus de mon ensemble pour jouer dehors. Le tout, soigneusement rangé dans un sac de sport, puis dans une grande toile tenue par des élastiques sur mon traîneau. La madame était pas mal fière de son arrangement. 

Mais le matériel que j’avais réservé à la fondation Sur la pointe des pieds, et qui m’attendait à l’accueil, était d’une grosseur inattendue. Les bénévoles m’ont remis une montagne de matériel. Ils m’ont prêté un sac de couchage (en fait un triple sac de couchage qui peut aller jusqu’à moins 30 degrés Celsius), deux matelas de sol isolés et un gros manteau en duvet synthétique, entre autres choses.

Entraide

Devant ce grand découragement, un bon samaritain m’a aidée à tout retirer et remettre en place pour bien répartir le poids sur mon traîneau. 

Je peux vous dire que nous étions nombreux dans la même situation. Plusieurs se sont servis des premiers 400 mètres pour faire des réajustements. J’ai été témoin de plusieurs traîneaux qui se sont renversés sur le côté et de gens qui se mobilisent pour les remettre en place. 

Pour ma part, le devant de mon traîneau piquait dans les amoncellements de neige à la surface et il a fallu tout retirer de nouveau. Un autre participant m’a aidée à mieux positionner mes sacs et hop ! , nous sommes repartis.

Vraiment, le mot qui me vient en tête lorsque je repense à ma journée, c’est celui d’entraide. 

Ce qui est paradoxal aujourd’hui, c’est que le trois quarts des vêtements que j’ai apportés n’ont pas encore servis. Le lac a été calme contrairement à ce que j’avais anticipé et il n’y a pas eu de grand vent. Ceci étant dit, mieux vaut être prévoyant. 

Samedi, 13 kilomètres nous séparent du second refuge. Espérons que les conditions seront aussi idéales que vendredi, mais seule mère Nature peut le prédire. À suivre...