Âgée d’à peine 21 ans, Marianne McNicoll a été témoin de quelques accidents au coin de sa rue, au cours des dernières années.
Âgée d’à peine 21 ans, Marianne McNicoll a été témoin de quelques accidents au coin de sa rue, au cours des dernières années.

Une intersection «dangereuse» à Hébertville

Témoin de plusieurs accidents survenus au coin de sa rue, à Hébertville, Marianne McNicoll ne pouvait plus rester les bras croisés. La jeune femme de 21 ans déposera dans quelques jours, à l’Assemblée nationale, une pétition pour que l’intersection de la route 169 et la rue Martin devienne plus sécuritaire.

En une semaine, Marianne McNicoll a recueilli plus de 550 signatures dans le village de 2400 âmes.

« L’été dernier, j’ai vu un accident alors qu’on était tout près. C’était la goutte qui a fait déborder le vase pour moi. On traverse tous les jours cette intersection. Mais je ne savais pas trop comment m’y prendre pour faire changer les choses. Il y a quelques semaines, il y a eu un autre accident. Là, je ne pouvais pas ne rien faire. C’est les gens de chez nous qui risquent tous les jours de se faire frapper ou d’entrer en collision avec un véhicule », exprime d’emblée la jeune femme.

En effet, la visibilité dans le secteur n’est pas optimale et, en hiver, le problème s’accentue. Les voitures et les camions circulent à une bonne vitesse sur la route 169. Une pente ne permet pas aux piétons ou automobilistes d’anticiper la présence de danger, causant donc de nombreux accidents.

Cette portion de la route 169, sous la responsabilité du ministère des Transports du Québec, n’offre pas une visibilité optimale, comme le montre cette photo. Les gens ne peuvent anticiper le danger, en raison de la pente qui empêche de voir de loin les véhicules.

« Ça fait longtemps que les gens du milieu savent que c’est dangereux. Quand on veut emprunter ce chemin, on s’avance très lentement. Mais ça arrive fréquemment qu’une vanne passe à deux cheveux de nous frapper. Même quand on fait attention, c’est dangereux. »

« Je me demande pourquoi rien n’a changé au fil des ans. Les gens d’Hébertville, ce n’est pas important ? », déplore la jeune femme.

Pour cette première pétition, Marianne McNicoll a dû apprendre rapidement les rouages et les exigences de l’Assemblée nationale. L’Hébertvilloise a commencé à recueillir des noms de manière électronique. Des signatures qui ne sont pas reconnues par le gouvernement, car pour être en version électronique, la pétition doit d’abord être lancée sur le site de l’Assemblée nationale.

« J’ai contacté le bureau de mon député, Éric Girard, et ils m’ont expliqué comment procéder. Ça prend absolument des signatures écrites. J’ai dû recommencer, donc j’ai perdu une centaine de signatures. Je me donne encore quelques jours pour en récolter encore un peu plus et je vais aller la déposer au député », précise-t-elle.

Les gens peuvent signer la pétition dans les commerces d’Hébertville, dont le Dépanneur le Petit Café, le Dépanneur le Campagnard, le restaurant portail du Lac, la Pharmacie Perron et Turcotte et le magasin Bonichoix. La pétition sera remise au député Éric Girard, qui la déposera ensuite à l’Assemblée nationale.

Au moment d’écrire ces lignes, le ministère des Transports du Québec n’avait toujours pas répondu à la demande d’informations du Quotidien.