Une Halloween différente, mais bien vivante [PHOTOS] 

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Le sol légèrement couvert par la neige, une lune bleue et une pandémie. Tout était en place samedi soir pour une Halloween bien spéciale et ils ont été nombreux à certains endroits, et très peu à d’autres, à se déguiser pour récolter les bonbons.

Plusieurs personnes rencontrées par le Quotidien ont dit avoir eu beaucoup de jeunes, même plus qu’à l’habitude, alors que dans d’autres secteurs, les rues étaient désertes comparativement aux années antérieures.

Du côté du Service de police de Saguenay, le lieutenant Stéphane Pellerin a parlé d’un volume de circulation moins élevé que par le passé. « On n’a pas eu d’incident en lien avec l’Halloween. On a des gens du service de la prévention qui sont entrés en surplus comme par avant, mais il y a eu moins d’achalandage. »

Plusieurs idées originales

Avec les mesures sanitaires en vigueur, on se demandait comment les gens allaient user de leur imagination pour remettre les friandises aux braves enfants qui ont décidé de mettre leur costume et de s’aventurer dans les rues de leur quartier.

Yan Laprise a mis ses talents de bricoleur à l’œuvre pour créer une table tournante de deux mètres afin de respecter la distance avec les jeunes visiteurs. « C’est mon petit bricolage d’après-midi. Il y a quatre planches et je peux les faire tourner pour remplir à un bout et les jeunes prennent le petit sac à l’autre bout », explique le résident de la rue de Crespieul.

Chez Juliette Allard, les sacs étaient accrochés à une corde et les enfants pouvaient en choisir un.

Quelques coins de rue plus loin, Émilie Imbeault donne les bonbons par un gros tuyau. « Chaque fois que met le sac, on a peur qu’il reste coincé, alors quand il tombe on cri : OUAIS !! Chaque fois ! C’est un peu plus tranquille que par le passé, mais il y a quand même des jeunes qui passent », explique son père qui avait pensé au tuyau, mais qui ne l’avait pas fait avant de voir son voisin tenter le coup avec une glissade faite avec une gouttière.

Sur la rue Victor-Guimond, Josée Plourde et ses enfants ont passé la journée à l’extérieur pour accueillir les courageux. « Ce sont les enfants qui donnent les bonbons en faisant très attention. On leur demande de bien respecter la distance entre eux et les autres, raconte Mme Plourde. On a eu quand même beaucoup de gens, un peu éparpillés pendant la journée. »

Chez sa voisine Michelle Angers, s’était les pinces qui étaient à l’honneur. « J’ai fait mes petits sacs 15 jours à l’avance et je ne les ai pas touchés depuis. J’utilise des pinces pour les mettre dans un plat sur la table et je dis aux enfants de se servir, sans toucher le plat. Ils l’ont tous fait comme il faut depuis le début. »

Michelle Angers avait préparé ses sac deux semaines plus tôt.
Il y avait même certains visiteurs assez particuliers.