Pierre Boudreault, conseiller chez Artères, croit que la formule des Sociétés de développement commercial mérite d’être analysée au Saguenay.

Une formule qui mérite d’être analysée

Les commerçants des centres-villes de Saguenay ne devraient pas rejeter du revers de la main la création de Sociétés de développement commercial (SDC), une formule éprouvée dans plusieurs villes à travers le monde.

C’est ce que soutient le Baieriverain d’origine Pierre Boudreault, un consultant montréalais oeuvrant en gestion d’artères commerciales et de centres-villes, qui a réagi à l’article publié dans Le Quotidien de jeudi concernant la volonté de Saguenay de restructurer les regroupements de commerçants. M. Boudreault a oeuvré pendant 20 ans à des postes de direction au sein de deux SDC.

Réagissant aux propos du président de l’Association des centres-villes de Chicoutimi, Bruno Gauthier, voulant que la création des SDC a conduit à leur fermeture, M. Boudreault affirme qu’il en existe 2000 à travers le monde, dont 400 au Canada. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Afrique du Sud figurent dans la liste. Au Québec, 40 SDC sont actives, dont 21 à Montréal et sept à Québec. Selon lui, le premier réseau de SDC est né au Canada, à Toronto.

M. Boudreault ajoute que la formule a beaucoup évolué dans le temps et souffre peut-être de la réputation qu’avaient autrefois les Sociétés d’initiative et de développement des centres-ville (SIDAC), dont la cotisation était payable sur une base volontaire. Le reproche fait à l’époque venait du fait que ce n’étaient pas tous les commerçants qui cotisaient à leur association, ce qui créait de la division.

Selon lui, de nombreuses SDC connaissent du succès et ont établi un principe de cotisations obligatoires des membres par la perception par la Ville, selon diverses formules, comme c’est le cas pour Zone Talbot. « L’objectif d’une SDC est de regrouper les marchands d’un centre-ville et de concurrencer les grands centres commerciaux. »

Il cite en exemple la rue Racine, qui possède son cachet avec une masse critique de commerces, de boutiques, de bars et des restaurants, comme étant un territoire propice à la création d’une SDC.

Une SDC par centre-ville

Sur le sujet, M. Boudreault croit qu’il est nécessaire de créer une SDC par centre-ville, question de conserver un lieu de proximité entre commerçants et de bien assurer la gestion de la démocratie.

Il conclut en affirmant qu’il vaudrait la peine que l’ensemble des commerçants prennent le temps d’étudier et d’analyser la formule des SDC avant de la rejeter puisqu’elle peut être très utile comme outil de développement du commerce.