La via ferrata sera une des spécialités enseignées dans la nouvelle formation de guide d’aventure.

Une formation en tourisme d’aventure et écotourisme à La Baie pour le Cégep de Saint-Félicien

Le Cégep de Saint-Félicien lance une nouvelle formation de guide en tourisme d’aventure et écotourisme à La Baie qui démarrera en février 2020. Dans le cadre de cette formation, les étudiants se spécialiseront dans des activités régionales, dont la motoneige, le chien de traîneau et la via ferrata.

C’est pour combler les besoins de main-d’œuvre dans l’industrie du tourisme d’aventure et de l’écotourisme que le Cégep de Saint-Félicien a développé une nouvelle attestation d’études collégiales de 990 heures, explique Patrick Lévesque, conseiller pédagogique au Service aux entreprises et aux collectivités du Cégep.

« Les 39 producteurs qui font partie du créneau Aventure dans la région sont à la recherche d’une ou deux personnes », dit-il. Ainsi, les 18 étudiants qui seront formés dans la première cohorte auront l’embarras du choix pour se placer en entreprise.

Dans un premier temps, le Cégep de Saint-Félicien compte offrir la formation conjointement avec le Centre d’études collégiales en Charlevoix. « Ils nous ont contactés pour acheter notre formation, et on a décidé d’offrir la formation ensemble pour développer une approche collaborative entre les deux régions où le tourisme d’aventure est à l’honneur et pour partager l’expertise », ajoute Patrick Lévesque.

Le lieu où seront donnés les cours à La Baie n’est pas encore connu.

Alors que d’autres formations de guide d’aventure existent en Gaspésie et au Cégep Saint-Laurent, à Montréal, le Cégep de Saint-Félicien a développé une formation pour répondre aux besoins des entreprises de la région, et ainsi ne pas empiéter sur les spécialités des autres cégeps, comme le ski hors-piste ou le cyclotourisme.

Le nouveau programme de formation vise à former des guides de motoneige professionnels

Guide de motoneige et de chien de traîneau, ainsi que moniteur de ski en station, seront les spécialités hivernales. En été, les étudiants se spécialiseront en escalade, en via ferrata, en aménagement de sentiers et peut-être en voile. D’autres disciplines, comme la raquette, le camping d’hiver, le rafting, le kayak de mer et le secourisme seront aussi enseignées. Avec l’arrivée du Club Med dans Charlevoix et du projet de sentier multifonctionnel dans la MRC du Domaine-du-Roy, une spécialité de guide de vélo de montagne pourrait être développée.

« On veut former des guides qui auront toutes les aptitudes pour combler les besoins des entreprises », note Patrick Lévesque. Gastronomie en plein air, accueil touristique, connaissance du marché et de la clientèle, gestion de la sécurité en milieu isolé, sauvetage en eau vive et sauvetage nautique et certification de véhicules hors route feront partie des cours offerts aux étudiants.

Les connaissances acquises permettront de professionnaliser le service touristique dans plusieurs entreprises, notamment pour les producteurs de motoneiges, car aucune formation aussi complète n’existe au Québec.

Une très grande proportion des cours sera offerte en plein air et les étudiants participeront à plusieurs expéditions de trois ou quatre jours, permettant aux étudiants de vivre la gestion de groupe en condition réelle, soutient Patrick Lévesque. Bien que la majorité des cours seront offerts à La Baie, la cohorte se déplacera partout sur le territoire pour découvrir les différentes entreprises de la région.

L’AEC, qui compte 990 heures de cours, sera offerte à compter du 17 février prochain jusqu’au 1er décembre, avec une pause estivale du 16 juin jusqu’à la fête du Travail. « On veut que nos guides en formation soient disponibles pour travailler au sein des entreprises touristiques à l’été parce que notre objectif est de combler la pénurie de main-d’œuvre », remarque Patrick Lévesque, en ajoutant que l’expérience en entreprise sera bénéfique aux étudiants.

Le cours coûtera 618,50 dollars par session, mais les brevets acquis valent plus de 9000 dollars dans le privé, estime Patrick Lévesque. Une aubaine pour les amateurs de plein air et un bon prétexte pour obtenir un diplôme tout en allant jouer dehors, estime ce dernier.