Une formation aux élus donnée par l’UPAC

Les élus municipaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean détenteurs de charges publiques auront l’occasion d’approfondir leurs connaissances sur le phénomène de la corruption, lors d’une formation qui sera dispensée jeudi à Alma par le service de prévention de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Selon Mathieu Delisle, porte-parole de l’UPAC, des conseillers en prévention effectuent une tournée de la province afin de rencontrer les élus pour les informer des nouvelles pratiques de corruption auxquelles ils pourraient être exposés dans le cadre de leur mandat.

Selon lui, une telle formation a été dispensée il y a quelques années, mais comme le renouvellement des élus a lieu tous les quatre ans et que les pratiques évoluent, le travail de prévention est à renouveler.

Les élus municipaux sont gestionnaires de centaines de millions de dollars et octroient chaque année des dizaines de contrats de fourniture de services, de construction et sont donc des candidats potentiels intéressants pour certains profiteurs.

Les quatre heures de formation visent à sensibiliser les élus et le personnel administratif aux phénomènes en matière de corruption et de collusion dans les processus de gestion contractuelle.

Parmi les sujets qui pourraient faire l’objet de discussions au cours de cette formation, l’implantation d’un processus structuré et uniformisé de gestion des risques, la définition des rôles et responsabilités des différents intervenants ainsi que la définition des mécanismes associés à la reddition de comptes pourraient être abordés.

Protection accrue

Toujours en relation avec la corruption, il est maintenant possible pour toute personne de divulguer en toute confidentialité des renseignements pouvant démontrer qu’un acte répréhensible a été commis à l’endroit d’une municipalité ou organisme municipal avec la création du poste de Commissaire à l’intégrité municipale et aux enquêtes (CIME) qui assume ce nouveau mandat.

Ce changement fait suite à une recommandation de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats dans l’industrie de la construction.

Le CIME remplace depuis le 19 octobre le Bureau du commissaire aux plaintes qui était auparavant responsable d’appliquer la politique de traitement des plaintes relatives aux municipalités au sein du ministère des Affaires municipales. Les pouvoirs du CIME ont été élargis pour lui permettre de procéder aux vérifications liées aux renseignements reçus et d’enquêter si nécessaire.