La forêt nourricière de l’UQAC est plantée. Dans quelque temps, ces végétaux comestibles produiront une multitude de fruits, de légumes et de fines herbes.

Une forêt pour nourrir les gens

Le projet de forêt nourricière d’une étudiante de l’Université du Québec à Chicoutimi a été concrétisé dans les deux derniers jours. Près de 1000 végétaux ont été mis en terre dans l’aménagement pensé et dessiné par Gabrielle Filiatrault, l’instigatrice du projet.

Visuellement, on ne dirait pas une forêt, mais c’est au sens figuré que ce mot doit être interprété. « On appelle ça une forêt parce que c’est composé de plantes vivaces qui sont capables de s’autorégénérer. L’objectif, c’est d’avoir un écosystème de végétaux comestibles », explique la jeune femme. Fraises, rhubarbes, asperges, poires, pommes et de multiples fines herbes seront disponibles à la cueillette par tous. Mme Filiatrault explique que la page Facebook de la forêt nourricière de l’UQAC va être maintenue à jour afin que la population soit mise au courant du meilleur moment pour la récolte.

« On sait qu’énormément de gens ont recours à des banques alimentaires chaque mois, et qu’il y a beaucoup trop de gaspillage qui se fait dans la production d’aliments. J’espère qu’une plantation comme celle-là va créer une alternative durable pour les gens », ajoute-t-elle.

D’un point de vue éducatif, la forêt nourricière sera aussi utile. « Il y a des professeurs de l’université qui m’ont dit que ça allait pouvoir être incorporé dans leurs cours. C’est aussi un endroit parfait pour se détendre ou venir se promener. »

Gabrielle Filiatrault travaille sur ce projet depuis quelques mois déjà. « J’ai commencé à venir faire du repérage sur le terrain dès le mois d’avril, et depuis deux semaines, je travaille de concert avec le Service Immeubles et Équipements de l’UQAC pour faire la préparation du terrain. » Juste dans la journée de vendredi, une cinquantaine d’adultes et 125 enfants sont venus prêter main-forte à Gabrielle et à son équipe. « Je suis vraiment fière du résultat », conclut-elle.