Sarah Dallaire et Mélanie Houde, du centre d’hébergement pour femmes Le Rivage, à La Baie, installeront bientôt ces centres de table aux restaurants Bistro Café Summum et au Pavillon Noir dans le cadre de la campagne des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes.

Une fleur blanche à la boutonnière contre la violence conjugale

Considérant qu’une femme sur quatre sera victime de violence conjugale au cours de sa vie, la sensibilisation et la mobilisation sont impératives pour la prendre de front et tenter de l’enrayer.

La Maison d’hébergement Le Rivage de La Baie a trouvé quelques façons originales, cette année, de souligner les 12 jours d’action contre la violence conjugale, une campagne nationale qui se tient du 25 novembre au 6 décembre. Les activités prennent symboliquement fin le jour marquant le triste anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique de Montréal.

Coordonnatrice du centre d’hébergement baieriverain, Mélanie Houde explique que des messages de sensibilisation ont été publiés quotidiennement sur la page Facebook de la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel (VCAS) du Fjord. Au lieu de promouvoir le port du traditionnel ruban blanc, l’organisation de la campagne a fait appel aux talents manuels de membres du groupe d’intégration sociale de La Baie, qui ont tricoté des fleurs blanches dotées d’une petite perle au centre, lesquelles peuvent être portées à la boutonnière en signe d’appui.

De plus, des étudiants au Centre de formation générale des adultes Le Rocher ont fabriqué des centres de table véhiculant un message de lutte contre la violence faite aux femmes. Avec l’accord des propriétaires, ils seront disposés sur les tables des restaurants Café Bistro Summum et Le Pavillon Noir. Une campagne de sensibilisation sera aussi déployée au IGA et aux Galeries de La Baie.

Sarah Dallaire et Mélanie Houde, du centre d’hébergement pour femmes Le Rivage, à La Baie, installeront bientôt ces centres de table aux restaurants Bistro Café Summum et le Pavillon Noir dans le cadre de la campagne des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes.

« La violence faite aux femmes est encore très présente dans notre société. Les gens sont parfois surpris d’apprendre que c’est le cas. Il y a beaucoup de travail à faire au niveau de la transmission d’informations et de la sensibilisation », pointe Mélanie Houde, qui dirige le centre d’hébergement de 22 lits de dépannage et 15 chambres en location. L’organisme administre également trois appartements de 5 pièces et demi destinés à des femmes qui sont en transition, leur procurant ainsi sécurité et suivi psychosocial.

Sa collègue Sarah Dallaire, intervenante, sensibilisation et suivi externe au Rivage, explique que le courant #moiaussi a généré de nombreuses dénonciations en matière de violence et qu’un élan de solidarité a découlé du phénomène.

« Les hommes se sont alliés et se sont dits eux-mêmes féministes. À Montréal, il y a le déjeuner des hommes en soutien à la lutte contre la violence faite aux femmes. On voudrait peut-être en organiser un éventuellement ici », dit-elle.

Plusieurs types

La violence peut être physique, économique, sexuelle, psychologique et sociale. La forme la plus répandue, s’entendent pour dire Sarah Dallaire et Mélanie Houde, est la violence psychologique. Elle est aussi la première forme à se manifester dans une relation.

Le Rivage accueille des femmes de 18 à 80 ans, parce qu’il faut savoir que la violence sexuelle n’a pas d’âge. Grâce aux services offerts par Le Rivage, certaines victimes peuvent s’extirper relativement rapidement de ces relations toxiques. Pour d’autres, il peut s’agir d’un long processus.

« Il y a parfois beaucoup de soutien à apporter et chaque femme met fin à la violence à sa manière », note Sarah Dallaire. La Table de concertation VCAS du Fjord est proactive dans la lutte contre la violence faite aux femmes et a produit divers outils de sensibilisation, dont une BD et un jeu de cartes.