Sonia Caouette, une finissante en sciences infirmières de l’UQAC, a hâte d’aller aider ses collègues et de passer à l’action.
Sonia Caouette, une finissante en sciences infirmières de l’UQAC, a hâte d’aller aider ses collègues et de passer à l’action.

Une finissante en sciences infirmières prête pour l’action

Quand la pandémie de la COVID-19 a forcé l’arrêt de toutes les activités de l’UQAC, il restait trois jours au stage de Sonia Caouette, une finissante du baccalauréat en sciences infirmières. Du jour au lendemain, son avenir qui semblait dessiné est devenu incertain.

Celle qui a commencé à travailler comme infirmière auxiliaire en 1998 est retournée aux études pour perfectionner ses connaissances, faisant une pause professionnelle pour obtenir un baccalauréat. Ce diplôme lui permettra de travailler dans les autres provinces du Canada, advenant que son conjoint militaire soit déployé ailleurs au pays.

Malgré les récits difficiles et les dangers de pratiquer le métier d’infirmière à l’heure actuelle, la mère de trois enfants est impatiente de se lancer dans l’arène.

« Personnellement, c’est sûr que j’aimerais ça être là. On veut aller prêter main-forte. Je ne suis pas la seule. J’ai hâte d’y aller. Je suis infirmière parce que je veux aider mon prochain. En temps de pandémie, mon rôle c’est d’aider et c’est le meilleur moment pour le faire », affirme-t-elle, sans hésitation.

« C’est difficile de voir la parade passer et de ne pas pouvoir participer », ajoute Sonia Caouette.

Celle qui terminera ses études lundi – il lui reste quelques examens à faire avant de graduer – sait qu’il ne s’agit que d’une question de temps. Elle a déjà été engagée par le CIUSSS en décembre dernier. En théorie, elle doit commencer à travailler à l’hôpital de Chicoutimi le 25 mai, mais cette date pourrait bien être devancée.

« Je ne sais pas encore où je vais aller. On est dans une situation exceptionnelle, alors c’est normal de prendre des mesures exceptionnelles. Si on m’envoie travailler dans les CHSLD, ça me fera plaisir d’y aller », explique celle qui a entrepris sa carrière dans la région métropolitaine et qui possède de l’expérience dans les centres de soins de longue durée.

Une fin en queue de poisson

Le bonheur de passer à l’action est un baume sur les dernières semaines qui ont été remplies d’incertitudes et de frustration. La fin des études, pour la soixantaine d’infirmières qui obtiendra prochainement un diplôme de l’UQAC, ne s’est pas passée comme elles l’avaient espéré.

Prises entre l’université, le module en sciences infirmières et le CIUSSS, qui naviguaient dans une situation inédite et tentaient du mieux qu’ils le pouvaient de poursuivre leurs activités, les étudiantes ont été obligées de revoir leurs plans abruptement.

« Pour toutes les finissantes en sciences infirmières, notre cheminement s’est terminé en queue de poisson », résume Sonia Caouette, à propos de cette période qui aurait dû être un temps de célébrations.

« Ç’a été une fin de session mouvementée, mais pas comme on aurait voulu. On était dans la préparation du bal, on avait réservé la salle, on venait d’envoyer les invitations. Mais une qualité importante d’une infirmière, c’est d’être flexible et de pouvoir faire face à l’imprévu. Alors on s’est adaptées », croit-elle.

Les étudiantes, le CIUSSS et l’UQAC ont trouvé des solutions. Les cours, en mode virtuel, ont fini par reprendre il y a un peu plus de deux semaines. Les stages ont pu être complétés dans les différents établissements du CIUSSS. Sonia Caouette et la plupart de ses collègues ont terminé ou termineront prochainement leur parcours.

« De reprendre l’action, ça nous a redonné espoir. Maintenant, on le sait qu’on va finir. On a mis trois ans d’efforts intenses. On est contentes d’avoir notre diplôme et de pouvoir aider. »