Stéphane Bégin, secrétaire du Syndicat des communications du Quotidien, et Michel Simard, président-éditeur du Progrès du Saguenay.

Une excellente nouvelle

Pour le président-éditeur du Progrès du Saguenay, Michel Simard, le changement de mains du Quotidien et du Progrès-Dimanche est une excellente nouvelle.
« On était trop à l'étroit à La Presse. C'est une grosse machine et 100 % de leur énergie et des disponibilités budgétaires sont consacrés à La Presse + et son développement. C'est leur avenir et on ne savait pas trop quel était le nôtre à l'intérieur de ce réseau-là. On ne pouvait pas aller sur La Presse +. C'est trop gros, trop dispendieux. Ça prend de grosses salles de rédaction et on n'a pas les moyens financiers pour supporter un développement aussi important en termes informatiques et de logiciels », a mentionné M. Simard.
Ce dernier souligne que contrairement à ce qui se passe habituellement, il est question de décentralisation et non de centralisation.
« On sort les régionaux d'un gros groupe pour les faire vivre seuls. Ce groupe-là a son siège social à Québec, dans les bureaux du Soleil. C'est complètement une autre ouverture. On crée quelque chose de nouveau et on souhaite que ce quelque chose ait une longue vie. On veut s'asseoir avec les syndicats pour développer des partenariats. »
« Gesca nous a amenés jusqu'où nous sommes rendus entre 2000 et 2015. Ç'a été quinze années extraordinaires avec Gesca. Là, on est dans un renouveau. »
Bien entendu, qui dit changement dit inquiétude. Michel Simard croit cependant que Martin Cauchon a su rassurer les employés par rapport à ses intentions. Il sera d'ailleurs de passage dans la région, demain, afin de rencontrer les employés du Quotidien et du Progrès-Dimanche et parler de son orientation.
« C'est un nouveau souffle carrément. L'avenir n'est pas assuré, comme pour tous les médias, mais il y a de la lumière au bout du tunnel », a-t-il conclu.