L’histoire entre Chantale Cyr et Liz Gagné se serait transportée en classe, alors que, selon des parents, une enseignante en aurait parlé du procès à ses élèves de secondaire 4.

Une enseignante parle du dossier de Cyr et Gagné à ses élèves

Une enseignante de l’École secondaire des Grandes-Marées de La Baie aurait parlé du conflit entre Liz Gagné et Chantale Cyr à ses élèves de secondaire 4.

Des parents inquiets ont écrit au Quotidien pour dénoncer les agissements de l’enseignante concernée. Selon les informations obtenues, les élèves de secondaire 4 auraient commencé par visionner un documentaire traitant de racisme. Selon plusieurs sources, l’enseignante, qui est très appréciée des élèves, aurait profité du documentaire pour expliquer qu’il y a deux côtés à chaque médaille avant de déclarer : « Maintenant, je vais vous parler de ce qui se passe avec Liz Gagné et Chantale Cyr. »

Selon Aline Beaudoin, présidente du Syndicat de l’enseignement du Saguenay, le procès opposant Chantale Cyr à Liz Gagné aurait eu une résonnance particulière pour le personnel de l’école des Grandes-Marées de La Baie, d’où vient Mme Gagné.

Stéphanie Audet, conseillère en communication à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS), explique que l’enseignante a été rencontrée et qu’un suivi sera effectué. Aux dires de l’enseignante, c’est un élève qui l’aurait questionnée. « L’élève lui a demandé quelle est la véritable histoire. Elle lui a expliqué que peu importe le contexte, il faut toujours tenir compte des intérêts et des émotions de toutes les parties impliquées. »

Mme Audet assure que tous les employés ont été informés qu’ils ne doivent pas parler du dossier devant les élèves. Elle ajoute que plusieurs interventions et rappels ont été effectués à ce sujet, et qu’il y en aura encore.

Après avoir remarqué plusieurs commentaires peu élogieux de la part de membres du personnel de la CSRS, Le Quotidien a demandé à Stéphanie Audet si des mesures étaient également prises par rapport aux réseaux sociaux. Selon Mme Audet, l’administration a déjà posé plusieurs actions. « Nous faisons des interventions pour les médias sociaux dans le but que les gens se protègent, mais c’est un dossier qui comporte beaucoup d’émotions. Après 16 h, les enseignants font ce qu’ils veulent ; ce sont des citoyens et ils ont droit à leur opinion. On leur fait des rappels pour les protéger, mais on a une bonne confiance en nos enseignants. »

Questionnée à ce sujet lors d’un entretien téléphonique, jeudi après-midi, la présidente du Syndicat de l’enseignement du Saguenay, Aline Beaudoin, explique que le syndicat n’est pas responsable des opinions et des gestes du personnel. « Ce ne sont pas nos employés ; ce sont nos membres, explique Mme Beaudoin. À La Baie, la situation est plus sensible. Mme Gagné a longtemps été présidente là-bas et elle était très à l’écoute des enseignants. »