Mélanie Tremblay est enseignante en éthique à l’école secondaire Curé-Hébert d’Hébertville.
Mélanie Tremblay est enseignante en éthique à l’école secondaire Curé-Hébert d’Hébertville.

Une enseignante en éthique d’Hébertville veut garder le contact avec ses élèves

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Alors que les initiatives d’enseignement virtuel se multiplient en cette période d’isolement, une enseignante de l’école secondaire Curé-Hébert d’Hébertville propose des discussions avec ses élèves du cours d’éthique via une plateforme Web. Elle souhaite ainsi que les adolescents puissent continuer à s’exprimer sur différents sujets, en attendant qu’ils retournent sur les bancs d’école.

Mélanie Tremblay a songé à une « formule à la Parler pour parler, comme Janette Bertrand dans le temps, mais version ado 2020 », explique l’enseignante en quatrième secondaire.

Malgré les mesures de confinement, Mme Tremblay aimerait continuer à s’entretenir avec les élèves, mais en proposant des discussions sur le Web.

« Mes élèves aimaient bien nos discussions en cours d’éthique, car ils pouvaient parler de n’importe quoi. Ils me disaient “avec vous madame, c’est l’fun de discuter. On peut dire et on peut s’exprimer à notre façon sans être jugé” », explique Mélanie Tremblay, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

« Je leur parlais souvent de moi à leur âge et de moi aujourd’hui. J’ouvrais des questionnements sans réponse pour les amener à réfléchir, et parfois le rôle était inversé, c’est eux qui me faisaient réfléchir. Nous avions des fous rires collectifs en classe, les salutations dans les corridors, les discussions dans le cadre de la porte aux cinq minutes, tout cela me manque », note l’enseignante.

Pour elle, continuer à partager avec les adolescents est important, surtout en cette période d’isolement.

« Ça ne sera pas un cours d’éthique sous une formule conventionnelle, mais des discussions ouvertes où j’apporterai des sujets et où ils me feront des suggestions. En tant qu’adulte, nous réfléchissons à notre façon et avec notre vécu, mais on oublie souvent que la période de l’adolescence est totalement différente », ajoute Mélanie Tremblay.

Les discussions via une plateforme Web seront facultatives et les ados volontaires pourront s’y joindre.

Si tout se déroule comme elle l’espère, l’enseignante animera sa première discussion cette semaine.