Une dose de vaccin reportée, mais pas d’impact

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
Les élèves du primaire et du secondaire qui devaient avoir la deuxième dose d’un vaccin, ce printemps, la recevront plutôt lors de la prochaine année scolaire ou lorsque la situation le permettra. Le délai plus long entre les doses n’aura cependant pas d’impact sur l’efficacité du vaccin, assure le CIUSSS.

Celui contre les infections par les virus du papillome humain (VPH) est offert aux jeunes filles et aux jeunes garçons de la quatrième année dans toutes les écoles primaires du Québec. Il est offert gratuitement en même temps que celui contre les hépatites A et B. C’est entre 9 et 11 ans que le système immunitaire des enfants répond le mieux aux vaccins contre les VPH et ils le reçoivent donc avant d’être exposés à l’infection.

« Comme les infections par les VPH surviennent habituellement au cours des premières années d’activité sexuelle, les jeunes doivent idéalement recevoir le vaccin avant leurs premières relations sexuelles », peut-on lire sur le site Internet quebec.ca/sante.

En secondaire trois, les élèves reçoivent quant à eux le vaccin conjugué contre le méningocoque C et celui contre la diphtérie et le tétanos.

Amélie Gourde, agente d’information au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, confirme qu’il est très peu probable que la vaccination soit complétée cette année, et ce, pour des raisons évidentes. Ce ne sont pas tous les élèves qui retourneront en classe le 11 mai, il est difficile de respecter les règles de distanciation physiques de deux mètres pour administrer un vaccin – les infirmières devraient porter un équipement de protection individuelle – et la majeure partie des effectifs de santé publique se concentre actuellement sur les enquêtes épidémiologiques reliées à la COVID-19.

« La vaccination ne sera pas à reprendre, mais à poursuivre. Ceux et celles qui auront reçu la première dose à l’automne se verront offrir la deuxième dose comme il était prévu, mais avec une plus grande distance entre les deux vaccins. Cette espace entre les doses n’aura pas d’impact sur l’efficacité du vaccin. Nous demeurons en attente des consignes du ministère de la Santé et des Services sociaux à ce sujet », a écrit Mme Gourde dans un échange de courriels.

Marie-Ève Bernard, conseillère en communications à la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, indique que selon « le scénario le plus probable », la deuxième dose pourrait être reçue à l’automne, en cinquième année, au même moment où les élèves de quatrième année recevront leur première dose.