Saguenay a dépensé 3000 $ auprès d'Unimarketing pour que la firme réponde aux appels des citoyens qui veulent faire des dons à la ville dans la défense du dossier de la prière en Cour suprême.

Une dépense justifiée, affirme le maire

Saguenay a dépensé 3000 $ auprès d'Unimarketing pour que la firme réponde aux appels des citoyens souhaitant appuyer financièrement la défense du dossier de la prière en Cour suprême.
Jean Tremblay estime que cette dépense est tout à fait justifiée, tout comme l'utilisation des employés de la ville pour répondre au téléphone, étant donné que les poursuites ont été déposées contre la ville de Saguenay et le maire de la municipalité.
Le maire a dévoilé, hier après-midi, la somme encaissée par le centre d'appels du boulevard Talbot, à Chicoutimi, depuis l'annonce des juges de la Cour suprême disant qu'ils voulaient entendre cette cause.
Au cours des derniers jours, les citoyens qui communiquaient avec l'hôtel de ville de Saguenay pouvaient entendre un message disant que s'ils voulaient faire un don, ils n'avaient qu'à appuyer sur le 1.
Pour s'assurer que les téléphonistes de la ville ne soient pas débordées, les responsables du service des communications ont décidé de faire affaire avec Unimarketing. Mais, compte tenu d'un achalandage moins important que prévu, il a été décidé d'abandonner, pour l'instant, le recours aux services d'Unimarketing.
«J'ai effectivement demandé les chiffres. On me dit que ça a coûté 3000 $ cette année», lance le maire en entrevue, avant d'enchaîner: «Concernant le montant dépensé en 2011, je suis toujours en attente.»
Acharnement!
D'autre part, Jean Tremblay ne comprend pas l'acharnement des médias à vouloir connaître les coûts relatifs à cette dépense et sur les raisons pour lesquelles ce sont des employés payés par la ville qui doivent répondre au téléphone pour recueillir les dons.
«À ce que je sache, la poursuite se fait contre ville de Saguenay et contre le maire de la ville. J'estime qu'il est normal et justifié que l'on puisse utiliser les ressources de la ville pour récolter les dons des citoyens de partout au Québec. De cette façon, nous ne faisons pas payer les citoyens de Saguenay, puisque les dons proviennent de gens intéressés par la cause.»
«Notre initiative nous a permis de récolter 183 000 $. Cet argent a servi à payer les frais d'avocats et notre défense. L'argent n'est pas venu du budget de la ville», justifie-t-il, estimant que la dépense en valait le coup.
Jean Tremblay a aussi tracé un parallèle avec la Commission Bouchard-Taylor et la Commission sur la charte de la laïcité.
«Ça va coûter des millions et ça va être payé à même les fonds publics. À Saguenay, nous faisons un effort pour éviter de faire payer les citoyens», de conclure Jean Tremblay.