Une délégation d'Unifor à Ottawa

Trois membres du syndicat Unifor de la région font partie de la délégation qui est à Ottawa pour rencontrer des ministres et députés pour parler du danger de pertes d'emplois liées au conflit sur le bois d'oeuvre.
« On est arrivés depuis lundi et nous rappelons aux personnes ce que représente l'industrie forestière pour nos régions respectives. Nous, on parle de notre réalité au Sagueany-Lac-Saint-Jean. C'est presque 100 % de notre économie qui est lié à la forêt au Lac-Saint-Jean. Les enjeux sont très importants. Nous faisons valoir nos points et démontrons que le Québec devrait être exempté d'une surtaxe », a commenté Pascal Coutier, président du syndicat de la papetière de Dolbeau. Il est accompagné de Ghislain Laprise, qui représente les scieries, et de Pierrot Tremblay, qui représente la forêt.
La délégation québécoise est composée d'une quinzaine de personnes. Des représentants d'Unifor des autres provinces font également partie du groupe.
Au Québec, la foresterie emploie 60 000 personnes et génère des revenus de 15 milliards $, soit près de 10 % du secteur manufacturier. Sur 250 municipalités qui vivent de l'industrie du bois d'oeuvre, 135 en dépendent.
« C'est pourquoi nos gouvernements doivent mettre en place une stratégie pour protéger l'industrie, les emplois et les communautés qui vivent du bois d'oeuvre », a déclaré pour sa part Renaud Gagné, directeur québécois. 
« Si des tarifs douaniers sont imposés, l'impact d'une hausse abrupte des prix serait immédiat. Au début des années 2000, lorsque les États-Unis ont imposé un tarif combiné de 27 %, 15 000 travailleurs ont été mis à pied en quelques mois à peine », a-t-il ajouté.
La foresterie est le troisième plus important secteur d'exportation et emploie directement 202 000 Canadiens dans toutes les régions du pays. « La balance commerciale positive de 24 milliards $ de la foresterie représente le quart de l'excédent commercial du Canada », signale-t-on dans un communiqué.