La rectrice de l’UQAC, Nicole Bouchard, est satisfaite des nouvelles habitudes organisationnelles de l’institution d’enseignement.

Une croissance des étudiants de 8 % à l'UQAC

Les activités de la rentrée universitaire se poursuivent, à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), alors que l’institution connaît une croissance du nombre d’étudiants inscrits de l’ordre de 8 %. Les programmes d’enseignement connaissent une hausse particulièrement marquée.

En entrevue mardi, après la première journée d’accueil, la rectrice Nicole Bouchard a affirmé au Quotidien être optimiste alors que 6234 étudiants fréquenteront les salles de cours de l’institution cet automne, comparativement à 5821 l’an dernier. Le nombre d’étudiants internationaux est en croissance, passant de 842 à 950, selon les protocoles internationaux. Du total, 432 sont des étudiants réguliers, comparativement à 313 l’an dernier, complétant un baccalauréat ou une maîtrise.

Parmi les programmes qui connaissent une remontée, Mme Bouchard observe que l’enseignement au niveau préscolaire, primaire et secondaire connaît un regain de popularité de l’ordre de 20 %, un phénomène observé également à Laval et à Sherbrooke. La création de classes de maternelle 4 ans et les efforts déployés par les professeurs de ce département dans une démarche d’intelligence collective expliquent ce résultat, selon la rectrice. Mme Bouchard affirme qu’avec un tel noyau d’étudiants ayant choisi l’institution, l’UQAC pourrait être le fondement d’une stratégie visant à favoriser l’immigration en région. « Je crois qu’il faut développer des stratégies en collaboration avec les municipalités, les MRC et la société civile pour que ces jeunes demeurent dans la région qu’ils ont déjà choisie pour leurs études. »

Elle ajoute que le vice-recteur aux partenariats, Alexandre Cloutier, travaillera sur ce projet afin que l’UQAC devienne un facteur d’intégration des étudiants étrangers. Dans le cadre de ce mandat, Mme Bouchard prévoit la réalisation d’une enquête par sondage auprès de ses partenaires éventuels afin de déterminer la façon dont l’institution est perçue.

La rectrice a mentionné que la réflexion amorcée il y a deux ans sur la saine gestion trouvera écho au sein de l’institution, tout en conservant le souci de la proximité de l’enseignement avec la clientèle étudiante. À ce sujet, elle affirme que sur 924 groupes inscrits à l’automne 2019, 443 comptent moins de 20 étudiants, soit 47 %, tandis que les classes de 21 à 50 étudiants représentent 44 % des groupes. Les classes de 50 à 100 étudiants sont au nombre de 69, soit 7,5 %, comparativement à 11 % en 2015.

« Il faut regarder les inputs et les outputs dans l’organisation. On réfléchit avec les directions de département. On veut se donner une marge de manoeuvre », affirme Mme Bouchard.

Dans la traînée de l’adoption de la Planification stratégique l’an dernier, Mme Bouchard a mentionné que huit départements seront invités, en 2019-2020, en plus de l’École des arts numériques, de l’animation et du design (NAD), basés à Montréal, à réfléchir à leur mission.

« Les professeurs, chargés de cours et techniciens seront mis à contribution. On leur présente l’état de situation et par la suite, ce sera à eux de se donner des priorités dans le cadre d’un plan d’action. »

Elle précise que cette façon de faire est nouvelle au sein de l’institution, mais présente beaucoup d’avantages, entre autres par le fait que les gens se mobilisent, dialoguent et échangent dans le cadre de nouvelles habitudes organisationnelles.