Jean-Marie Claveau, ancien député péquiste, songe à briguer l’investiture dans Dubuc.

Une course se dessine chez les péquistes dans Dubuc

L’ancien député péquiste de Dubuc et ex-maire de Saint-Félix-d’Otis, Jean-Marie Claveau, songe à sortir de sa retraite et à briguer l’investiture du Parti québécois dans son ancienne circonscription.

M. Claveau, président de l’exécutif du Parti québécois dans Dubuc depuis trois ans, a été approché en ce sens par plusieurs membres de la formation politique, dernièrement.

« Actuellement, il y a des membres du Parti québécois qui désireraient que je m’envoie, mais je suis encore en réflexion pour l’instant. Je regarde ce qui se passe », a-t-il indiqué, lorsque contacté par Le Quotidien, dimanche.

« Étant donné que j’ai été actif comme président de comté et que j’ai participé aux deux campagnes à la chefferie – je ne m’étais pas caché que j’appuyais Alexandre Cloutier –, j’ai dû contacter des membres régulièrement. Alors c’est sûr que je suis en contact avec plusieurs membres et c’est ce qui m’amène à y réfléchir », a-t-il ajouté.

Il compte livrer le fruit de sa réflexion au courant des prochaines semaines.

Jean-Marie Claveau a été député de Dubuc de 2012 à 2014 sous le gouvernement de Pauline Marois avant d’être défait par le libéral Serge Simard, qui a repris le siège qu’il avait occupé de 2008 à 2012.

M. Claveau a également été maire de Saint-Félix-d’Otis pendant 30 ans, en plus d’occuper le titre de préfet de la MRC-du-Fjord de 2002 à 2012.

Mario Simard, chargé de cours à l’UQAC, souhaite se porter candidat à l’investiture du Parti québécois dans Dubuc.

Mario Simard

Mario Simard, chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi, avait déjà fait savoir à la mi-décembre qu’il comptait briguer l’investiture péquiste dans la circonscription de Dubuc.

Il estime que la tenue d’une investiture permet de mobiliser les militants et de rassembler la circonscription autour de certains enjeux. Il déplore en ce sens que la Coalition Avenir Québec (CAQ) sélectionne ses candidats de façon nominative, un processus qu’il juge malsain, plutôt que de tenir une investiture.

« C’est un mauvais message envoyé aux gens qui veulent s’impliquer en politique. Ça contribue à alimenter le cynisme ambiant, a-t-il mentionné. [...] C’est comme dire aux militants de la CAQ qu’on ne s’intéresse pas aux gens de la région et à leur opinion. »

Le candidat croit que cette décision ne fait qu’alimenter la perception négative qu’ont plusieurs de la politique et que les partis doivent plutôt contribuer à lutter contre le cynisme ambiant.