Le maire de Saint-Henri-de-Taillon et préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, affirme que les petites municipalités ont besoin d’une aide additionnelle pour espérer procéder aux investissements nécessaires dans les sites de mise à l’eau afin d’améliorer les infrastructures d’accueil des pêcheurs sportifs de l’extérieur, qui sont de plus en plus nombreux à fréquenter le Lac-Saint-Jean.

Une concertation nécessaire des maires de Lac

Les maires de Roberval, de Chambord, de Saint-Henri-de-Taillon et de Desbiens ont tour à tour mentionné au Quotidien l’importance d’entreprendre un mouvement de concertation avec l’ensemble des municipalités du pourtour du lac Saint-Jean afin de dégager une vision commune des accès au plan d’eau et de la mise en valeur de la pêche.

La nouvelle publiée la semaine dernière par Le Quotidien, voulant que le lac Saint-Jean et tout son écosystème d’habitat de la ouananiche a aujourd’hui le statut de «joyau mondial» pour cette espèce, a eu l’effet d’une bombe. Ce constat réalisé par les 11 spécialistes mondiaux du saumon d’eau douce, jumelé à la saison exceptionnelle de pêche, est devenu un catalyseur qui amène certains élus à moduler les priorités en matière d’attrait touristique.

«Je suis partant pour la concertation entre les municipalités», a insisté André Paradis. Il croit fermement à l’importance des discussions avec ses collègues afin de bien cerner les enjeux et surtout mettre en valeur le lac Saint-Jean et ses atouts.

Le maire de Chambord, Luc Chiasson, a cité les réussites que sont la Véloroute des Bleuets et la Corporation LACtivité pêche. Les deux organismes avaient des mandats spécifiques pour des missions bien précises et ils ont livré la marchandise. Son collègue Sabin Côté abonde dans le même sens.

«Roberval n’a pas été très près de la CLAP. Mais on constate bien les résultats et on profite des succès», a-t-il résumé en guise d’appui à un organisme ou une démarche permettant de mieux articuler ce volet de développement touristique et économique.

Nicolas Martel a rappelé la création de Destination Lac-Saint-Jean. Il croit possible d’identifier un organisme qui pourrait être porteur de ce vaste projet de concertation.

Le maire de Desbiens, Nicolas Martel, rêve de procéder à des travaux de réfection du site des mises à l’eau de la rivière Métabetchouane afin de mieux répondre à la nouvelle réalité de l’industrie de la pêche sportive au lac Saint-Jean.