Jacques Pelletier (au centre ) a rencontré la mairesse Josée Néron, lundi matin, afin de déposer une requête réclamant une commission indépendante pour le nom de la ville. Il est accompagné de Pauline Brassard et de Jean-Jacques Hudon.

Une commission indépendante sur le nom de Saguenay réclamée

Le citoyen Jacques Pelletier et 600 autres signataires ont déposé une requête à la mairesse de Saguenay, Josée Néron, lundi, réclamant la création d’une commission indépendante et impartiale dont le mandat principal sera de reprendre le processus pour la désignation du nom de la ville formée en 2002.

M. Pelletier a poursuivi le combat qu’il mène depuis plusieurs années en rencontrant Mme Néron pendant une dizaine de minutes, lundi matin, pour lui donner un document synthèse de 76 pages, incluant les signatures de 57 personnalités ainsi que 600 noms de personnes appuyant la démarche pour la formation de cette commission.

En entrevue, M. Pelletier a mentionné qu’une copie du document a été remise à chacun des élus de la Ville afin qu’ils puissent en faire la lecture et réfléchir sur le sujet au cours des prochains mois.

« Si les élus veulent nous rencontrer, nous sommes prêts à le faire, mais de notre côté, on prévoit se tenir tranquilles jusqu’à l’automne prochain », a déclaré M. Pelletier.

Toutefois, M. Pelletier prévient que le mouvement jugera satisfaisante une réponse qui convaincra les membres que de meilleurs arguments sont apportés pour conserver le nom Saguenay. « Beaucoup de gens me disent, lors de conversations privées, même du côté de Jonquière, que j’ai raison, mais du même souffle, on me dit que si on laisse ça entre les mains de la population, ça ne se fera jamais », explique-t-il.

Parmi les motifs principaux à l’appui de la requête, M. Pelletier affirme que la façon dont le choix du nom de la nouvelle ville a été effectué en 2002 est la plus flagrante. Selon lui, cet événement a été « le déclencheur d’un processus d’assassinat de la mémoire collective ».

Selon lui, le juge Pierre Bergeron, à l’époque, avait été mandaté pour examiner certaines questions relatives à la réorganisation municipale au Saguenay. Le rapport de 95 pages qu’il avait produit avait consacré huit lignes au nom de la ville en recommandant le nom de Saguenay. C’était l’époque où Jonquière et La Baie « ne voulaient rien savoir de la fusion et préféraient n’importe quel nom à celui d’une municipalité fusionnée ».

Ailleurs, en Outaouais, Hull-Gatineau se dotait d’un nom temporaire tandis que Saguenay formait le comité chargé de « faire diversion », selon lui, et proposait de recommander trois noms soit Chicoutimi-Jonquière, Chicoutimi et Saguenay, en dépit des avis émis par la Commission de toponymie du Québec, de la Société historique du Saguenay et des historiens Pierre Gill ou Alfred Dubuc.

M. Pelletier croit qu’une commission formée de membres indépendants serait en mesure d’analyser de nouveau la question de façon sérieuse.

Une consultation de la liste des signataires permet de constater la signature de personnages connus parmi lesquels on retrouve les anciens députés Mireille Jean, Jeanne Blackburn et Marc-André Bédard, ainsi que Jean Laflamme, Yvon Bernier, Donat Lévesque, Nicolas Riverin, Russel-Aurore Bouchard, Léonard Gagnon, Jean-Claude Martel et Marc-Urbain Proulx.